Partie 1 : l’explication linéaire

Il faut tout d’abord rappeler, si besoin est, que le candidat est interrogé sur un texte qu’il connaît.

Il s’agit ici pour le candidat de montrer qu’il dispose des compétences nécessaires pour comprendre et analyser un texte littéraire. Il faut bien sûr comprendre ce que veut dire le texte et faire attention aux contresens. Mais cela ne suffit pas, il faut être capable de repérer les figures de style et d’expliquer pourquoi elles sont utilisées, ce qu’elles veulent dire. On ne peut pas se contenter de dire : « ici, on peut trouver un oxymore ». Il faut être capable de dire en quoi cet oxymore est porteur de sens ici.

Concernant l’introduction du texte, il est important de présenter l’auteur mais de le faire succinctement. Inutile de se lancer dans une biographie exhaustive. Ensuite, on présente l’œuvre, là encore de manière synthétique, dire par exemple dans quel mouvement littéraire plus global elle s’inscrit.

Le candidat doit idéalement ensuite présenter la problématique pour enchaîner ensuite sur le plan. Il s’agit d’une explication linéaire donc on explique que la première partie s’étend de la ligne 1 à 10 par exemple ; puis de la ligne 11 à 20 etc.

Il ne faut pas non plus oublier la lecture qui se doit d’être une lecture expressive. Il ne s’agit pas de déployer les talents d’un acteur de la Comédie française mais d’y mettre un minimum d’intonation.

Vient ensuite l’explication linéaire proprement dite, que l’on réalise à partir des notes prises pendant le travail de préparation évoqué plus haut.

Dans la conclusion, on reprend de manière synthétique les idées principales développées dans l’explication puis on conclut avec ce que l’on appelle communément une « ouverture » vers une problématique plus large.

La question de grammaire enfin vient contrôler un travail effectué tout au long de l’année en cours.

Tout ce travail demande de l’entraînement au quotidien, il faut savoir gérer son temps et aller à l’essentiel. Ne pas apprendre par cœur mais la « substantifique moelle », comme dirait Rabelais.


Partie 2 : la présentation de l’œuvre

Ici, il s’agit de présenter une œuvre de notre choix.

La présentation de l’œuvre doit être synthétique. En trois minutes, il faut être capable de présenter une œuvre et les enjeux principaux qui sont les siens. La présentation de l’œuvre ne doit pas donner l’impression d’être formatée. Elle peut être préparée mais il faut tâcher d’y apporter sa touche personnelle, dire ce qui nous a intéressé, ému, touché, interpellé dans l’œuvre en question en tentant le plus possible d’être original.

Vient ensuite l’entretien avec l’examinateur. C’est là qu’il peut être intéressant d’avoir anticipé les questions que peut poser un examinateur. Nous ne pouvons pas deviner bien sûr avec précision ce que l’examinateur demandera le jour J mais on peut avoir une idée dans la mesure où l’on peut supposer les enjeux que sont ceux d’une œuvre en question. Il faut être à l’aise avec l’œuvre en question, l’avoir lue au moins une fois et même plusieurs si possible et en prenant des notes.

Il est important ici de choisir une œuvre qui nous plaît, qui nous a intéressée, que l’on a pris plaisir à étudier. On peut préparer à l’avance cette épreuve avec ses parents ou bien avec d’autres camarades. C’est généralement une épreuve que l’on aura eu l’occasion de préparer en classe ou lors d’oraux blancs.

Il ne faut pas hésiter non plus à s’enregistrer et à tenter de porter sur soi un regard critique. Suis-je clair dans mes explications. Est-ce que je ne bafouille pas trop ?

Il ne faut pas hésiter à soigner sa présentation et son expression : adopter une tenue sobre. Inutile de se présenter en costume-cravate mais d’avoir une tenue correcte. Regarder son interlocuteur dans les yeux et être à l’aise autant qu’il est possible. Il est normal que vous soyez stressé mais gardez en tête que l’examinateur n'est là pour vous piéger, simplement pour vérifier que les connaissances requises pour cet examen ont bien été acquises !


FAQ

Suis-je forcément interrogé sur un texte étudié en cours ?

Oui, on est forcément interrogé sur un texte étudié en cours. Il n’y a pas de mauvaises surprises. Cependant, il ne s’agit pas pour autant de répéter au mot près un texte écrit par cœur. L’examinateur saura apprécier que vous lui montriez que vous avez bien compris l’extrait et ses enjeux et que ce n’est pas du « par cœur ».

Comment réagir face à une question de l’examinateur qui me déconcerte ?

Il peut arriver de ne pas savoir quoi répondre d’emblée à un examinateur qui poserait une question que l’on n’a pas prévue. Il est toujours possible alors de lui demander de reformuler sa question. À nouveau, il n’est pas là pour piéger mais pour valider des connaissances et compétences.

Comment faire la différence avec les autres candidats, se démarquer ?

La meilleure façon de faire la différence le jour de l’examen est de montrer que l’on a bien compris l’œuvre, que l’on est à l’aise pour en parler, de proposer une lecture intelligente et expressive du texte.

Que faire en cas de gros stress ?

Il est normal d’être stressé le jour d’un examen. Il ne faut pas hésiter à prendre des micro-pauses pour respirer un grand coup, savoir relativiser.

Dois-je apprendre ma présentation de l’œuvre par cœur ?

Il peut être apparemment rassurant d’apprendre par cœur mais c’est une erreur car l’examinateur aguerri saura le repérer et préférera un candidat qui sait se détacher d’un discours formaté.