Qu'est-ce que le PLF 2026 ?
Le 14 octobre 2025, le PLF a été présenté au conseil des ministres de manière officielle. Mis en avant par le gouvernement, le principal objectif est de réaliser des économies et diminuer ainsi la dette publique. Le projet vise à économiser plus de 43 milliards d’euros. Pour ce faire, il s’agira de geler beaucoup de dépenses publiques concernant les étudiants, mais pas uniquement. Ainsi, en 2026, les prix continuent d’augmenter, mais les montants donnés ne seraient, quant à eux, pas valorisés. Il s’agit d’une transformation majeure, elle ne correspond pas à ce qui est pratiqué habituellement, à savoir revaloriser les montants justement pour combattre l’inflation.
Quelles sont les mesures prises dans le cadre du PLF et leurs conséquences pour les étudiants ?
PLF 2026 | DESCRIPTION | CONSÉQUENCES POUR LES ÉTUDIANTS |
Gel des bourses octroyées sur critères sociaux | Pas d’ajustement à l’inflation | Baisse du pouvoir d’achat |
Gel des APL | Pas d’augmentation en 2026, économie de 108 millions d’euros | Les loyers augmentent, pas les aides |
Moins d’APL pour les étudiants étrangers | APL réservée aux étudiants titulaires d’une bourse | La France devient moins attractive, davantage de précarité pour les étudiants étrangers |
Suppression de la réduction d’impôt concernant les frais de scolarité | Fin des déductions de 61, 153 et 183 euros | Hausse fiscale pour les familles |
Augmentation des loyers de +3,5 % | Augmentation des loyers CROUS pour 2025-2026 | Les logements coûtent plus cher, diminution des demandes de logement CROUS ? |
Augmentation CVEC à 105 euros | Deux euros de plus par rapport à 2024 et 2025 | La dépense est obligatoire |
Augmentation des frais d’inscription | En 2024, augmentation de presque 3%, pas de gel prévu | Les études coûtent de plus en plus cher |
Baisse des salaires des apprentis | Ajustements faits à la baisse | Les jeunes alternants vont perdre de l’argent, perte d’intérêt pour ces filières ? |
Aide au permis pour les apprentis supprimée | Fin du dispositif d’aide | Accès au permis plus complexe |
Allocation sociale unifiée | Plusieurs aides sociales seront fusionnées | Harmonisation oui, mais vers le bas, certaines aides étudiantes spécifiques vont disparaitre |
Moins de postes dans l’enseignement | Réductions annoncées dans l’éducation nationale | Classes plus chargées dans les universités |
Ce tableau montre une volonté véritable de réaliser un certain nombre d’économies dans une optique de stratégie budgétaire. Pour ce faire, un certain nombre d’aides vont disparaitre ou être diminuées, et les étudiants seront incontestablement en première ligne dans ces changements. En effet, ils n’ont pas cotisé donc ils font partie des publics plus flexibles.
Tout d’abord, cette nouvelle rigueur budgétaire va avoir un impact significatif sur les jeunes en premier lieu, et cela est parfaitement maitrisé par le gouvernement. Plus haut, nous disions que les étudiants étaient considérés comme un public plus flexible, il est donc plus facile d’ajuster leurs critères que ceux des retraités ou des salariés, car cela provoquerait beaucoup de tensions au niveau social. Les aides attribuées aux étudiants jusqu’à présent seront soit diminuées soit supprimées, alors que les coûts étudiants eux, vont augmenter. L’impact principal sera une baisse significative du niveau de vie de certains étudiants.
En ce qui concerne les APL, la portée n’est pas uniquement politique, mais bel et bien symbolique. Il s’agit de recentrer la priorité des aides sur les étudiants nationaux. Pourtant, les conséquences risquent d’être assez importantes, car la France risque de perdre de son attrait pour les étudiants étrangers, qui auront moins envie de venir étudier sur le territoire français. Ainsi, la diversité va s’en trouver impactée, ainsi que la recherche. Pour les classes moyennes, la fin de la réduction des impôts est un gros manque à gagner. Les familles les plus touchées sont celles qui sont trop riches pour obtenir une bourse, mais pas assez pour pouvoir payer l’intégralité des coûts demandés, soit une grande partie de la population. Les conséquences sont importantes, le coût des études va augmenter et il risque d’y avoir moins de candidats dans certaines filières. Enfin, cela ne manquera pas de renforcer les inégalités entre les étudiants.
Nous avons également vu que les apprentis allaient être lourdement sanctionnés, avec une baisse des salaires, plus aucune aide pour le permis de conduire. Comme nous avons pu le mettre en avant dans le tableau, cela risque de réduire le pourcentage de jeunes inscrits en apprentissage. Si cette voie est pourtant très bien perçue dans le monde professionnel, il n’en reste pas moins qu’elle deviendra moins attrayante pour une grande majorité de jeunes.
Parlons maintenant des suppressions de postes dans les universités. Le projet de loi prévoit en effet de réduire les effectifs, ce qui aura de lourdes conséquences sur les étudiants, notamment plus d’étudiants dans les classes, mais aussi des enseignants moins disponibles. Les étudiants seront moins suivis, sans oublier une potentielle baisse de qualité dans les cours et un taux d’échec et d’abandon plus élevé.
Conclusion
Par conséquent, le projet PLF de 2026 va apporter des changements radicaux dans la vie de tous les étudiants, français comme étrangers. Ces changements amènent à un certain nombre de problématiques, notamment sur les chances de réussite des étudiants ou encore sur l’attractivité de la France dans le domaine universitaire.
FAQ
Le PLF a-t-il été voté ?
Non, pas encore, son adoption définitive dépend du Parlement.
Ce projet est-il pertinent en 2026 ?
Oui, car il entre dans une logique de limitations budgétaires qui cible en particulier les aides qui ne sont pas considérées comme étant rétributives.
Le PLF 2026 va-t-il avoir un impact sur l’attractivité internationale des universités françaises ?
Oui, les étudiants des pays étrangers peuvent ne plus avoir envie de venir étudier en France, ce qui aurait des conséquences importantes sur la diversité et la recherche.
Qui sont les plus touchés par le PLF ?
Les familles issues des classes moyennes, car elles ne peuvent pas avoir de bourses.
Les frais universitaires changent-ils ?
Les frais suivront la hausse annuelle, il n’y a pas de gel prévu.
Références
L'Etudiant. (2026, janvier 18). PLF 2026 : quelles mesures pour les étudiants sont en attente du budget. letudiant.fr
Vie publique. (2026, janvier 17). Budget de l’État 2026 : projet de loi de finances (PLF 2026). vie-publique.fr










