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Le rôle de l'intermédiation financière dans le fonctionnement des économies modernes est central : il facilite l'allocation des ressources entre ce qui dispose d'excédent de financement et ce qui en a besoin. En Europe, ce rôle a été historiquement rempli par les banques traditionnelles, qui ont émergé comme partie prenante, voire en tant qu'acteurs majeurs du processus de crédit, de gestion des risques et de transferts d'actifs. Néanmoins, au cours des dernières décennies, le paysage de l'intermédiation financière a été redessiné par plusieurs facteurs significatifs.
[...] Cette tendance a été influencée par la disponibilité des technologies qui permettent à des intermédiaires financiers non bancaires de fournir leurs services. L'argumentation de marché approximative s'est exprimée par le fait que les intermédiaires non bancaires ont obtenu des avantages importants de la transformation digitale et ont commencé à fournir des services financiers et de paiement en dehors des systèmes traditionnels banquiers. Par exemple, le financement non bancaire a progressé à un rythme annuel de au cours de 2013-2019 tandis que le financement bancaire a diminué de annuellement pendant la même période. [...]
[...] Par exemple, les marges sur les prêts immobiliers sont passées de en 2010 à en 2019. Ce sont des marges d'intérêt nettes qui sont directement affectées, et les banques se voyant mal répercuter les taux négatifs sur les dépôts. Pour s'adapter à la pression suscitée, les banques européennes doivent réduire leurs coûts opérationnels, ce qui signifie une diminution du nombre d'agences bancaires et des investissements dans les technologies digitales. Le nombre d'agences bancaires en France a diminué de entre 2015 et 2019, mais il reste des marges de progrès. 2.3. [...]
[...] L'intermédiation non bancaire peut donc affaiblir le canal de transmission de la politique monétaire, car le mécanisme de transmission de la politique monétaire repose largement sur le canal bancaire. 3. Un secteur dont la régulation doit être consolidée et pour lequel l'offre opérationnelle de la banque centrale doit évoluer 3.1. L'encadrement des intermédiaires financiers non bancaires et des nouveaux risques portés par l'innovation La montée des NBFI et des nouvelles technologies telles que le big data, la blockchain ou l'intelligence artificielle a entraîné de nouveaux types de risques, dont certains sont liés à la gestion et à la sécurité des données. [...]
[...] Par exemple, les Bigtechs dominent le marché des paiements, mais n'essayent pas de jouer un rôle de déterminant financier ; elles essaient de coopérer avec les banques via ses plateformes. 2. Un secteur confronté à des défis d'efficacité et de stabilité 2.1. L'adaptation des services offerts Les intermédiaires financiers doivent également suivre la mondialisation et les tendances technologiques pour fournir des services adaptés. Par exemple, la pression sur les coûts des paiements et sur la rapidité des paiements transfrontaliers est élevée. L'Europe a développé les virements instantanés comme alternative aux systèmes de paiement contrôlés par des acteurs américains. [...]
[...] Malgré les différents chocs financiers et économiques, le secteur a donc été résilient dans son ensemble. Une caractéristique importante de l'intermédiation financière en Europe est que quoi que des formes nouvelles de financement et d'investissements aient vu le jour, les banques restent au c?ur de la création monétaire. En de la monnaie en circulation dans la zone euro était émise par les banques, proportion qui n'a pas beaucoup varié depuis 2008, même si les crypto-actifs commencent à gagner en importance. 1.2. [...]
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