Notation souveraine, risque pays, risque souverain, agence de notation, dette souveraine, dette publique, zone euro, rating souverain, réaction budgétaire, MCO Moindres Carrés Ordinaires, politique budgétaire, soutenabilité de la dette publique, fonction de réaction budgétaire, crise des subprimes
L'objet de ce mémoire est d'analyser la notation souveraine et le rôle des agences de rating. Toutefois, en raison de fortes critiques et de leurs implications dans les crises de la dernière décennie, il est pertinent d'analyser le rating souverain en se focalisant sur la soutenabilité de la dette publique et ses déterminants politiques dans quatre pays développés, à savoir la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. En utilisant l'approche de soutenabilité de Bohn (1998) basée sur les fonctions de réaction budgétaire, les résultats économétriques, en utilisant les Moindres Carrés Ordinaires (MCO), révèlent une réaction positive du surplus budgétaire primaire aux variations de dette dans ces pays. Autrement dit, la politique budgétaire est soutenable dans ces États, en prenant en compte certaines ruptures structurelles. De plus, en introduisant des variables dummy politiques, nous testons les théories du cycle budgétaire électoral et du cycle partisan. Nous trouvons la présence de cycle électoral et partisan en France, mais pas dans les autres pays.
[...] Or, les plans d'austérité n'ont fait qu'aggraver la récession puisque les recettes fiscales (en provenance de l'impôt sur le revenu et de celui sur les sociétés) chutent fortement. Dans ces conditions, le déficit budgétaire de la Grèce augmente et les agences de notation continuent de dégrader sa note, ce qui accroît encore plus la hausse du taux d'intérêt sur la dette publique grecque. Ce dernier était inférieur à en mars 2007 et est passé à plus de en décembre 2011 (cf. [...]
[...] Il énonce ainsi que le besoin de soutenabilité est évident lorsque le ratio de la dette publique par rapport au PIB atteint une valeur excessive. Ce problème s'accentue quand les revenus de l'État ne sont plus suffisants pour financer le coût associé à une nouvelle émission de la dette publique. Puis, Domar (194460) est le premier à modéliser la dynamique de la croissance de la dette publique, en signalant la place fondamentale que prend la comparaison entre le taux d'intérêt sur la dette et le taux de croissance de l'économie dans l'explication de cette dynamique. [...]
[...] D'une part, elles ont induit en erreur les agents financiers lors de la crise de 2008 en sous-estimant volontairement le risque lié aux crédits subprimes. D'autre part, elles ont aggravé de la crise des dettes souveraines en dégradant trop fortement et trop rapidement la notation des P.I.G.S qui se sont retrouvés dans une situation financière intenable concernant le niveau des taux d'intérêt de leur dette publique, malgré la mise en place de plan d'austérité. 1.4 Développement de la notation du risque pays L'analyse du risque pays a fait l'objet de nombreux progrès au cours des dernières décennies. [...]
[...] En d'autres termes, la politique budgétaire est soutenable à condition de tenir compte de l'existence de ruptures structurelles dans certains de nos pays. En outre, l'introduction des variables dummy (muettes) politiques permet de tester les hypothèses du cycle budgétaire électoral et du cycle partisan. Les résultats obtenus permettent d'identifier la présence d'un cycle électoral et partisan uniquement en France, mais pas dans le reste de nos pays. Bibliographie Bar-Isaac, H. et Shapiro, J. (2010), « Ratings quality over the business cycle », CEPR Discussion Paper, n° 8156. [...]
[...] En effet, selon Sharma (199947), la combinaison d'indicateurs multiples permet de prévoir les risques de crise économique, financière et politique. Il est donc fondamental d'analyser le risque pays comme résultant du risque économique, financier et politique, comme le font Cosset et Roy (1991), Erb, Harvey et Viskanta (199648), Simpson (1997), Oetzel, Bettis et Zenner (200049) ou bien Boujedra (200650). Ce dernier effectue ainsi sur 28 PVD un test de corrélation des mesures du risque et une analyse factorielle discriminante, ainsi qu'une méthode de « rating » et une estimation « Logit-Probit » sur la période 1984-2003 pour faire ressortir des indices, et plus précisément des scores (à travers la méthode dite du scoring discriminant) pertinents pour analyser le risque pays. [...]
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