Master Administration et Gestion de la musique, industrie musicale, maisons de disques, plateformes de streaming, financement participatif, réseaux sociaux, économie de réseaux, marketing viral, majors, production phonographique, distribution musicale, Deezer, Spotify, Paypal, BMG, EMI, Sony Music, PolyGram, WEA, MCA, Itunes, Apple, Musique, plateformes de musique, artiste, chiffre d'affaires, catalogue musical, contrats d'exclusivité, plateformes peer-to-peer, enregistrements musicaux, chansons
Bouleversée par l'arrivée d'Internet, l'industrie musicale a connu une mutation structurelle de grande ampleur ces 30 dernières années. Ces mutations ont engendré de nouveaux processus de production, de diffusion ainsi que de nouvelles modalités de promotion de la musique. Aujourd'hui, la production et la distribution de disques en Europe sont majoritairement assurées par cinq majors qui détiennent 80% du marché mondial de la production phonographique : BMG, EMI, Sony Music, PolyGram, WEA et MCA. Ces distributeurs possèdent les droits sur un catalogue de chansons et d'enregistrements musicaux. Leurs ressources leur permettent dès lors de financer et de promouvoir les carrières des artistes.
[...] Analyse des moyens de production et de diffusion des maisons de disques Les majors possèdent en leur sein une grande concentration des moyens capitalistiques permettant aux artistes de communiquer largement sur les projets mais aussi de faire vendre. Pour l'artiste travailler avec des maisons de disques présente ainsi de grands avantages. Tout d'abord, la maison de disques, grande ou petite, prend en charge la fabrication, la distribution et la promotion des enregistrements des artistes qu'ils ont signé. Elles ont pour mission de travailler autour non pas seulement du projet musical, mais aussi à faire connaître la marque de l'artiste et son image. [...]
[...] Signer en maison de disques, pour quoi faire ? Introduction Bouleversée par l'arrivée d'Internet, l'industrie musicale a connu une mutation structurelle de grande ampleur ces 30 dernières années. Ces mutations ont engendré de nouveaux processus de production, de diffusion ainsi que de nouvelles modalités de promotion de la musique1. Aujourd'hui, la production et la distribution de disques en Europe est majoritairement assurée par 5 majors - qui détiennent 80% du marché mondial - de la production phonographique : BMG, EMI, Sony Music, PolyGram, WEA, MCA. [...]
[...] Structure actuelle de l'industrie musicale A. De multiples bouleversements depuis 30 ans Avant de comprendre pourquoi signer en maisons de disques, il semble essentiel de comprendre le contexte d'évolution de l'industrie musicale ces dernières années. A la fin du XXième siècle, grâce aux avancées technologiques d'Internet, se développe le téléchargement des musiques enregistrées par les plateformes peer-to-peer. Les grands conglomérats n'en prennent pas la mesure et voient leurs ventes chuter, jusqu'à 50% entre 2002 et 2007. Ce qui va amener progressivement ces conglomérats a se repositionner et restructurer le marché, jusqu'à proposer leurs propres systèmes de téléchargement marque la bascule où Apple propose après avoir signé avec ces grandes majors, la diffusion de musiques enregistrées sur le catalogue musical Itunes. [...]
[...] Au sein de ces maisons de disques peuvent alors exister des labels de musique, chargés de la production. Les labels possèdent des équipes dédiées à la production comprenant des équipes juridiques chargées de travailler sur tout ce qui touche au droit de l'artiste (propriété intellectuelle, rémunération, etc) et également des équipes dédiés à la communication (elle peut être digitale ou non)4. Enfin, une fois la musique enregistrée, les maisons de disques diffusent les titres sur les plateformes de streaming mais aussi les disques physiques avec les réseaux de distribution. [...]
[...] Les alternatives potentielles Il existe cependant des alternatives possibles à la signature en maison de disques pour l'artiste, qui va préférer la désintermédiation (réduit le nombre d'intermédiaires entre l'artiste et son public). Aujourd'hui, émergent des nouvelles de communication via les réseaux sociaux avec la possibilité de structurer une communauté par ses propres moyens, des nouvelles formes de financement de la production à travers le financement participatif permis par des plateformes comme Ulule, ou des nouveaux labels qui permettent la diffusion via des sites où les fichiers musicaux des artistes peuvent être téléchargés gratuitement ou moyennant une redevance payée via Paypal ou tout autre système de paiement en ligne. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture