Haute couture, luxe, démocratisation, marché de la seconde main, produits de luxe, prix, comportement de consommation, innovations technologiques, concurrence, élitisme, streetwear, pouvoir d'achat, image de marque, authenticité, industrie du luxe, changement de comportement, luxe accessible, marché du luxe
La volatilité et l'incertitude dans l'environnement économique, juridique et technologique amènent les firmes à évoluer, à changer et se transformer pour conserver leur position sur le marché.
Le secteur du luxe, comme d'autres dans la société (transport, hôtellerie, banque, assurance, santé, la grande distribution...), n'échappe pas à ce phénomène.
Outre sa structure fortement concurrentielle, ce secteur est aujourd'hui confronté à un double choc :
- d'une part, un choc de demande provenant des nouveaux usages et changements de comportement (notamment chez les plus jeunes), en matière de consommation de produits de luxe ;
- d'autre part, des innovations technologiques qui s'appliquent, comme dans n'importe quel autre secteur, à l'industrie du luxe.
[...] Cette tendance, que l'on observe dans l'ensemble des BRICS, a pour conséquence une hausse du pouvoir d'achat. Ces nouvelles classes moyennes supérieures consacrent une part moins importante de leur budget à l'alimentation et peuvent ainsi dépenser davantage dans des produits de luxe. Si ces classes moyennes supérieures dépensent, par rapport aux ultra-riches, un pourcentage bien plus faible de leurs revenus dans le luxe, elles constituent toutefois un nouveau marché incroyablement large pour les enseignes de luxe. Conclusion : Les retombées pour les maisons de haute couture À travers ce mémoire sur le secteur du luxe, nous avons montré que celui-ci est en pleine phase de mutations, parmi lesquelles son actuelle démocratisation et qui se poursuivra à l'avenir constitue un défi pour cette industrie Cette démocratisation du luxe repose sur le prix, les produits, le réseau de distribution privilégié ainsi que la communication. [...]
[...] Autrement dit, dans cette configuration, la demande domine l'offre. Il s'agit par conséquent d'un basculement du pouvoir vers le consommateur. 2.2. La nouvelle clientèle Le phénomène de démocratisation du marché du luxe se poursuit aujourd'hui avec pour cibles de charmer et capter une nouvelle clientèle : les Millenials (qui comprend les générations X et Y). Pour cela, les grandes maisons n'hésitent plus à miser sur internet en développant le commerce en ligne, via des sites marchands, des plateformes de ventes multimarques, mais également en développant des campagnes de communication ciblées ainsi que sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram) pour attirer ces jeunes consommateurs ultra connectés. [...]
[...] Il devient ainsi acteur de sa consommation. En effet, à travers Internet, il peut échanger avec d'autres consommateurs, développer ses connaissances sur un produit ou une marque sans l'aide de l'entreprise. Au final, grâce à Internet, il devient plus puissant et plus créatif (Muniz et Schau, 20075). Le marché et la consommation représentent le terrain d'exercice de leur créativité et de leur pouvoir (Berthon, Pitt et Campbell, 20086). Ce nouveau consommateur devient un intégrateur des ressources offertes par les entreprises, qu'il combine avec les siennes. [...]
[...] La démocratisation du luxe 1.1. En quoi consiste la démocratisation ? Par démocratisation d'un bien, on entend le processus par lequel le produit devient accessible à un plus grand nombre de consommateurs, à la portée de toutes les classes sociales, d'une nouvelle clientèle, grâce à une hausse du pouvoir d'achat induite par la baisse du prix et/ou la hausse des salaires. La démocratisation d'une marque de luxe peut également se traduire par le lancement d'un nouveau bien en entrée de gamme, avec un produit plus accessible et moins cher. [...]
[...] Il dispose de compétences de dialogue, de communication, d'échange et de partage des connaissances avec l'entreprise (Peppers et Rogers p. 3092), notamment pour préciser certains détails de l'offre ex ante et l'adapter ex post - celui hédoniste de l'an 2000 qui émerge du marketing expérientiel. L'expérience de consommation est en effet mise en avant et recherchée ; le consommateur est non seulement un être rationnel, mais également émotionnel (stimulation des sens et des esprits). Il revendique, affirme et affiche pleinement la recherche de plaisir par et dans la consommation (Hetzel p. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture