Art, peinture, nature, représentation, subjectivité, esthétique, imagination, interprétation, émotion, expression artistique, créativité, Delacroix, Diderot, Baudelaire, Paulhan
Aux 18e et 19e siècles, de nombreux auteurs se sont penchés sur la nature et sa représentation. Diderot, dans Salon de 1767, Delacroix, dans le troisième tome de Journal, et Baudelaire (Salon de 1859) et Paulhan (L'Esthétique du paysage), ont participé à cette réflexion en questionnant le rôle du peintre dans sa reproduction de la nature et du réel. Nous pouvons nous demander si l'artiste doit recopier naïvement la nature ou chercher à l'interpréter pour la rendre expressive.
[...] Paulhan démontre que c'est grâce à sa subjectivité que l'artiste va pouvoir créer une réelle esthétique. Enfin, l'effet surplombe l'exactitude. Pour Diderot, la recherche des impressions chez est centrale. L'exactitude paysagère est secondaire. Le véritable travail est de générer des impressions (tranquillité, de colère, de sérénité?). L'?uvre est support à l'émotion. Baudelaire valorise les sentiments plutôt que la description : le peintre n'est pas copiste (« dans ce culte niais de la nature non expliquée par l'imagination, je vois un signal d'abaissement général »). L'artiste recompose la réalité pour la rendre, grâce aux symboles, idées, images. [...]
[...] L'artiste doit-il reproduire naïvement la nature ou bien chercher à l'interpréter pour la rendre expressive ? Aux 18ème et 19ème siècle, de nombreux auteurs se sont penchés sur la nature et sa représentation. Diderot, dans Salon de 1767, Delacroix, dans le troisième tome de Journal, Baudelaire (Salon de 1859) et Paulhan (L'Esthétique du paysage), ont participé à cette réflexion en questionnant le rôle du peintre dans sa reproduction de la nature et du réel. Nous pouvons nous demander si l'artiste doit recopier naïvement la nature ou chercher à l'interpréter pour la rendre expressive. [...]
[...] Delacroix argumente : la nature est une matière malaxable pour donner une ?uvre expressive : « le but de l'artiste n'est pas de reproduire exactement les objets ». Paulhan appuie : la scène représentée dérisoire. La cohérence des éléments créant une vraie unité d'impression fait jaillir les émotions. Ainsi, malgré des siècles différents, les auteurs s'accordent : l'imitation artistique est limitante. Recomposer, chercher une cohérence dans la représentation, notamment grâce à la sensibilité, est finalité. Cette subjectivité consciente et compréhension du monde donnent un réel esthétisme paysagé. [...]
[...] L'artiste doit repenser le paysage pour devenir expressif. Pour Baudelaire, le « beau » ne l'est jamais vraiment : il met l'accent sur l'imagination artistique pour rendre chaque ligne esthétique : « tous oublie qu'un site naturel n'a de valeur que le sentiment que l'artiste sait y mettre ». La nature donne du matériel à travailler mais n'ôte pas à l'artiste le devoir de recomposer ses dessins. Delacroix défend l'importance des couleurs et de la simplification du réel, générant une harmonie. Les éléments sont travaillés pour devenir harmonieux. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture