Amour, motivation, liberté de choix, satisfaction, indépendance, autonomie, responsabilité, engagement, mariage, égoïsme, corps, âme, liberté, réciprocité, métaphysique, Bien-être, altruisme, autrui, complexe d'Oedipe, Pascal, Schopenhauer, désir, plaisir, Freud, Platon
Si, à première vue, cette question peut paraître simple, elle est en réalité très complexe, car elle nous confronte à des questions qui animent l'humanité depuis la nuit des temps : qu'est-ce qu'aimer ?
Aimer, ce n'est pas simplement apprécier. Ce n'est pas non plus un sentiment ou une émotion, mais un acte. S'agissant d'un verbe transitif, aimer appelle nécessairement un complément. On aime quelque chose ou quelqu'un, ce qui suppose l'existence d'un objet de l'amour. Ainsi, le sujet « Qu'aime-t-on quand on aime ? » interroge notre rapport à l'objet de l'amour, il questionne les motivations qui façonnent nos relations et les choix qui en découlent.
[...] Aimer une notion abstraite est impossible car absurde. En effet, si l'homme est dénué de ses qualités, de sa personnalité ou même de ses caractéristiques physiques pour ne garder que la substance, alors tous les hommes seraient des substances pures, identiques. Dans ce cas, cela reviendrait à aimer quelque chose qui est commun à tous, c'est-à-dire avoir une âme et une enveloppe corporelle, donc à aimer n'importe qui, de manière interchangeable. Ainsi, aimer quelqu'un de manière intéressée, dans le sens où cet amour est ressenti en raison de tel facteur ou qualité n'est pas forcément un amour qui n'est pas authentique. [...]
[...] Qu'aime-t-on quand on aime ? Qu'aime-t-on quand on aime ? Si à première vue cette question peut paraitre simple, elle est en réalité très complexe car elle nous confronte à des questions qui anime l'humanité depuis la nuit des temps : qu'est-ce qu'aimer ? Aimer ce n'est pas simplement apprécier. Ce n'est pas non plus un sentiment ou une émotion mais un acte. S'agissant d'un verbe transitif, aimer appelle nécessairement un complément. On aime quelque chose ou quelqu'un, ce qui suppose l'existence d'un objet de l'amour. [...]
[...] Ce que l'on aime, c'est le fait d'avoir choisir l'autre et de se dévouer volontairement à lui. Selon Martin Buber, l'amour n'est pas un sentiment ou un état émotionnel du « Je », car cela reviendrait à considérer l'autre, le « Tu » comme un objet. L'amour véritable repose selon lui sur une relation authentique et réciproque, où chacun est reconnu comme un être à part entière, distinct de soi. Ainsi ce que l'on aime véritablement lorsque l'on aime, c'est le fait de s'engager et de placer l'autre au centre de nos préoccupations. [...]
[...] Pour Simone Weil, l'amour véritable ne cherche aucune forme de réciprocité et se manifeste comme un don total de soi, sans attendre de retour. On peut illustrer cette pensée avec l'amour parental, souvent présenté comme inconditionnel. Cette forme d'amour transcende les désirs personnels et les besoins égoïstes, en se caractérisant par un engagement authentique dédié au bien-être de l'enfant. Les parents agissent non pas pour satisfaire leurs propres besoins, et vont parfois même à leur encontre pour assurer la sécurité et le bonheur de leurs enfants. [...]
[...] D'autre part, ce que l'on aime, c'est ce que la personne ou la chose nous procure. Dans cette perspective, aimer est intéressé et relève de l'égoïsme, car nous aimons l'idée que nous nous faisons de la personne ou de la chose, ce qu'elle nous apporte, l'image que nous projetons sur elle et non ce qu'elle est par essence. Ce double constat met en lumière la tension existante entre désir personnel et altruisme, interrogeant la nature égoïste ou désintéressée de l'amour. Cela nous conduit à poser le problème suivant : Qu'est-ce qui motive véritablement notre amour ? [...]
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