Kant, Aristote, Socrate, Saint-Augustin, Hobbes, Turing, Descartes, être humain, erreur
Qui n'a pas déjà utilisé ou entendu la fameuse formule « l'erreur est humaine » ? Ce proverbe, qui nous vient de la formule latine « errare humanum est, perseverare diabolicum » (« se tromper est humain, persévérer est diabolique »), semble aussi vieux que le monde et atteste d'une conscience primitive que l'être humain et l'erreur vont de pair. Ainsi, en tant qu'êtres humains conscients, devons-nous obligatoirement faire des erreurs pour dire que nous sommes humains ?
[...] Faut-il faire des erreurs pour être humain ? Qui n´a pas déjà utilisé ou entendu la fameuse formule « l´erreur est humaine » ? Ce proverbe, qui nous vient de la formule latine « errare humanum est, perseverare diabolicum » (« se tromper est humain, persévérer est diabolique »)1, semble aussi vieux que le monde et atteste d´une conscience primitive que l´être humain et l´erreur vont de pair. Ainsi, en tant qu´êtres humains conscients, devons-nous obligatoirement faire des erreurs pour dire que nous sommes humains ? Dans notre analyse, il conviendra premièrement de définir ce que signifie « être humain » et « faire une erreur ». [...]
[...] Cependant, cette erreur peut être positive puisque, par la force de la réflexion, elle peut être corrigée et améliorée. En revanche la recherche de certitudes peut nous conduire vers des croyances fausses dans lesquelles on s´obstine à vouloir croire par manque de remise en question, par volonté de ne pas admettre notre caractère faillible, par peur de découvrir une autre vérité qui nous dérange ou nous déplaît ou par volonté de fuir notre propre responsabilité. Telle représente, peut-être, la véritable erreur. [...]
[...] Ainsi, cela peut constituer une forme de paresse intellectuelle voire de mauvaise foi, lorsqu´il est plus facile de mettre l´erreur sur le compte de notre caractère humain plutôt que d´assumer une quelconque responsabilité vis-à-vis de cette erreur. À titre d´exemple, prenons un individu qui répète un secret parce qu´il est trop bavard, et la mise en lumière de ce secret engendre des conséquences négatives non négligeables. Il peut partir du principe suivant : « je ne pouvais pas savoir qu´en le disant, cela engendrerait de telles conséquences, donc je ne suis pas responsable, après tout, l´erreur est humaine ». [...]
[...] Ensuite, attardons-nous sur la deuxième partie de la question, la signification d´ « être humain ». Le terme « humain » est directement lié à la condition humaine, c´est-à-dire à tout ce qui se rapporte à la nature même de l´Homme. Ainsi, « être humain » signifie appartenir à la race humaine et partager ainsi des caractéristiques communes à l´espèce humaine. Maintenant que les bases ont été posées, nous pouvons nous interroger sur le lien entre les deux parties de la question. L´erreur se rapporte assez naturellement au concept de vérité. [...]
[...] Mais alors, puisque l´être humain est voué à faire des erreurs, toute erreur peut-elle se justifier par ce simple état de fait ? Cet argument ne constituerait-il pas l´excuse parfaite pour justifier des erreurs qui auraient pu être évitées ? En fait, l´être humain, grâce à sa formidable capacité de réflexion et de remise en question qui le distingue des animaux, a le pouvoir d´éviter certaines erreurs. Ainsi, il existe des erreurs évitables, fruit d´une mauvaise réflexion ou d´une volonté de certitude inhérente à l´Homme qui, par la méthode du doute de Descartes par exemple, aurait pu être évitée. [...]
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