Droits de l'Homme, guerre, liberté, philosophie de la guerre, droits et libertés, droit naturel, équité, résistance, conservation des droits, Hegel, Hannah Arendt, Leibniz, Junger, Révolution française, DDHC Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, Hobbes, DLF Droits et Libertés Fondamentaux
En 1789, la Révolution française voit naître la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Le deuxième article est le suivant : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » On voit ici l'affirmation de la liberté comme un droit fondamental face à toute forme de domination.
Ce qui peut sembler paradoxal est alors la nécessité, parfois, de faire la guerre pour justement garder sa liberté et ses droits.
[...] Pour conclure, il apparaît que la guerre n'est pas l'ennemi absolu des droits de l'Homme. Dans l'histoire, les guerres ont accentué le processus d'instauration des droits. C'est face à la domination et à la violence que l'Homme peut se rendre compte des droits et des libertés qu'il peut perdre. C'est d'ailleurs suite à une révolution sanglante que les droits de l'Homme et du citoyen ont été rédigés. Ainsi, il apparaît que l'histoire atteste qu'il est possible de faire la guerre au nom des droits de l'Homme. [...]
[...] On voit alors les limites entre la guerre et les droits se dessiner. Leibniz, tout au long de sa réflexion, a voulu montrer que le droit naturel inclut de l'équité, ce qui n'est pas compatible avec une guerre par exemple entre états. Un état avec des troupes regroupant cent mille Hommes n'aura pas la même chance qu'un état avec un million d'Hommes. L'équité perd alors tout sens ici et cela interroge alors sur l'égalité et la liberté de l'Homme dans la guerre, qui sont pourtant les deux notions fondamentales dans ses droits naturels. [...]
[...] En 1789, la Révolution française voit naître la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Le deuxième article est le suivant : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » On voit ici l'affirmation de la liberté comme un droit fondamental face à toute forme de domination. Ce qui peut sembler paradoxal est alors la nécessité parfois de faire la guerre pour justement garder sa liberté et ses droits. [...]
[...] Dans son ouvrage La guerre comme expérience intérieure, il explique que la guerre s'inscrit dans les lois de la nature : « C'est la guerre qui a fait des Hommes et des temps ce qu'ils sont. Le combat, père de toute chose, est aussi le nôtre. » Au-delà d'une simple privation de droits, la guerre est comme un salut, c'est-à-dire qu'elle permet de s'émanciper et de s'affirmer. Elle apparaît ici comme quelque chose de naturelle et peut être faite au nom des droits de l'Homme. Ce qui pose néanmoins question, c'est l'aspect contradictoire de la guerre. Tout un peuple doit combattre et n'a plus la liberté d'affirmer son appartenance individuelle. [...]
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