On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset, pièce de théâtre, dramaturgie, amour, romantisme, morale humaine, sentiments, trahison, vengeance, Grand oral
Alfred de Musset, dramaturge du XIXe siècle, a vécu une relation orageuse avec l'écrivaine George Sand. Les deux auteurs se sont aimés passionnément, mais se sont également séparés dans la douleur. Face à cette rupture, l'écriture devient pour eux une forme d'échappatoire. Dans son oeuvre "On ne badine pas avec l'amour" publiée en 1834, Musset aurait repris des extraits d'échanges de lettres qu'il a eus avec George Sand. [...]
Dans l'extrait présenté, Perdican tombe sur une lettre de Camille destinée à une femme du couvent.
[...] Vocabulaire du désespoir « terrible », « pauvre » « consoler ». Cette figure de style vient renforcer le désespoir : « poignard dans le c?ur ». Elle affirme que Perdican sera malheureux à cause d'elle. Elle ne nuance pas son propos, ce qui va accentuer la colère de Perdican. Ligne 11/12 : Elle dévoile clairement son plan « J'ai tout fait ». Elle insiste une nouvelle fois sur le désespoir qu'elle a provoqué auprès de Perdican. L'apostrophe « Hélas » souligne le fait qu'elle n'a pas trouvé d'autres solutions et qu'elle s'en veut. [...]
[...] Le jeune homme, et aussi le lecteur, sont au courant du plan mis en place. 3e mouvement à 31) Ligne 16 ? La stupéfaction de Perdican apparaît grâce aux questions rhétoriques. Il remet en cause la possibilité que Camille ait écrit cela car il ne veut pas y croire, il se sent trahi. Ligne 17/18 ? Enchaînement des questions rhétoriques qui insistent sur son étonnement et sa frustration. Le pronom personnel « moi » apparaît plusieurs fois montrant qu'il est au centre de cette intrigue amoureuse. [...]
[...] Le jeune homme utilise ensuite une antiphrase, c'est-à-dire de l'ironie pour montrer que Camille se sent bienveillante en prenant en compte qu'elle fait du mal à Perdican. Son orgueil commence à se développer. Il utilise le verbe « convenir » pour sous-entendre qu'elle avait prévu ce plan pour le faire souffrir avec les femmes du couvent. Ligne 25/ 26 ? Il s'imagine le plan en utilisant le pronom impersonnel « on » et en parlant de lui à la 3e personne. C'est un moyen de montrer son orgueil et sa colère. [...]
[...] La dernière phrase énonce son stratagème : il va la rendre jalouse. Conclusion : Cette scène est bien une scène de révélation. En effet, on apprend la stratégie de Camille. Cette révélation a pour effet de rendre plein d'orgueil Perdican qui met en place un stratagème amoureux pour se venger. Le titre On ne badine pas avec l'amour prend alors tout son sens. Les deux personnages vont jouer avec les sentiments de l'autre et cela va mener à une perte tragique, celle de Rosette qui va payer de sa vie leurs manipulations. [...]
[...] Pb : En quoi cette scène de révélation marque-t-elle un tournant dans le stratagème amoureux mis en place par Perdican ? Annonce des mouvements : Lignes 1 à 7 : Le questionnement de Perdican sur la moralité concernant l'ouverture de la lettre qui ne lui est pas destinée Ligne 8 à 15 : La lettre de Camille qui révèle ses véritables sentiments et intentions Ligne 16 à 31 : La prise de conscience de Perdican qui, par orgueil et vexation, décide de mettre en place sa vengeance amoureuse 1er mouvement à Ligne 1 ? [...]
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