Victor Hugo, Notre Dame de Paris, Quasimodo, marginalisation, société parisienne, Moyen-Âge, cathédrale, patrimoine historique, architecture gothique, Les Misérables, architecture, monument architectural, Eugène Viollet-le-Duc, opinion publique, Commission des monuments historiques, bâtiment historique, protection des bâtiments historiques
Partie de mémoire
Dans cet ouvrage littéraire historique, Victor Hugo a exposé la puissance symbolique que la cathédrale exerce sur les personnages et plus largement le peuple de Paris. Cette puissance symbolique est illustrée par une influence sur les agissements des personnages clés et plus largement du peuple de Paris. Cette influence permet de dresser un parallèle entre la relation de Quasimodo avec la société parisienne et le rapport entre la cathédrale Notre-Dame de Paris et la même société parisienne du XVe siècle.
[...] Nous pouvons en dire de même pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. D'ailleurs, les différentes « Notre-Dame de Paris » sont la cathédrale historique de pierre et de mortier à laquelle il fait référence, la structure du récit écrit, et Notre-Dame de Paris qui se projette comme espace symbolique et social au sein de cette infrastructure. Notre objectif sera donc de retracer l'évolution des personnages principaux de Notre-Dame de Paris, avec une référence spéciale aux preuves souvent négligées des notes de l'auteur et des modifications manuscrites. [...]
[...] Notre objectif était de retracer l'évolution des personnages principaux de Notre-Dame de Paris, avec une référence particulière à quelques éléments de preuves souvent négligés des écrits de l'auteur et des évolutions manuscrites. Heureusement, le reliquat de ce roman est exceptionnellement copieux, comprenant deux scénarios généraux, provisoirement datés de 1828 et 1830 ; plusieurs aperçus plus brefs qui étaient apparemment destinés à servir de scénarios spéciaux pour des scènes ou des chapitres ; et environ une centaine de pages de fragments. Il apparaît ainsi d'emblée que Notre-Dame de Paris, (au même titre que les Misérables) furent le produit d'une longue préparation. [...]
[...] Officieusement, le peuple de Paris semble piégé par le matériel, l'apparence, l'attrait pour les aspects superficiels (physique des femmes?). Ainsi, la description de la relation entre Quasimodo et les Parisiens nous a permis d'exposer l'antagonisme entre le héros de l'ouvrage et le peuple parisien. Aussi, elle nous a permis de saisir l'hypocrisie de la société parisienne quant à ses m?urs. Plus précisément, il s'agit du décalage entre ce que le peuple parisien prétend être et ce qu'il est dans les faits. [...]
[...] En revanche, chez une partie des catégories aisées (celles décrites dans l'ouvrage) et une partie de la population parisienne instrumentalisée, nous constatons une situation assez ambiguë. En effet, Notre-Dame de Paris suscite la crainte comme en témoigne le temps durant lequel Esmeralda reste réfugiée dans l'édifice religieux. Cette crainte prouve que la société Parisienne voit en Notre-Dame de Paris une représentation du divin. Donc la transgression de cette représentation génère la crainte d'une malédiction ou sanction divine. Néanmoins, cette crainte ne signifie pas pour autant que ces personnes sont authentiquement imprégnées de la métaphysique. [...]
[...] Cette violence s'exerce à plusieurs niveaux notamment sur le destin de Quasimodo mais aussi sur son corps. L'apparence permet d'insister sur la manière dont la modeste position sociale du personnage le rend « invisible » aux yeux des Parisiens. Bossu, borgne, boiteux, malentendant, mi -homme et rejeté de tous (ou au mieux ignoré par la majorité des Parisiens). C'est en ces termes qu'on peut résumer le portrait peu reluisant de Quasimodo. Or, le paradoxe de Notre-Dame de Paris 1482 réside entre l'apparence (la forme) et le fond. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture