Le Rapport de Brodeck, Philippe Claudel, roman, Manu Larcenet, BD Bande dessinée, violence, traumatisme, culpabilité, déshumanisation, stigmatisation, camps de concentration, littérature française, Primo Levi, conscience, monologue, morale humaine
Au coeur de la complexité de l'âme humaine, la violence et la culpabilité s'entremêlent, laissant des marques indélébiles sur les individus et les différentes sociétés. Depuis toujours, la littérature explore ces sujets universels en mettant en lumière les aspects les plus sombres de l'expérience humaine. La bande dessinée, grâce à sa capacité unique de raconter des histoires et de les représenter visuellement, s'est également engagée dans l'étude de ces aspects complexes. Le Rapport de Brodeck, une oeuvre majeure de Philippe Claudel, se trouve à l'intersection de diverses formes d'art. Manu Larcenet a su l'adapter en bande dessinée de manière admirable.
[...] Les acteurs et les motivations de la violence sont difficiles à déterminer. Manu Larcenet comme Philippe Claudel use de contours flous pour « définir » les acteurs de la violence. Que cela soit volontaire ou non de leur part, et les artistes, aussi bien les écrivains que les auteurs de bande dessinée, peuvent user de ressorts inconscients, le lecteur peut avoir le sentiment que les acteurs de la violence sont eux-mêmes déshumanisés, tout autant sinon bien plus, que les personnes qu'ils veulent eux-mêmes déshumaniser. [...]
[...] (2007). Le rapport de Brodeck. Éditions Stock Lévi, P. (1987). Si c'est un homme (Trad. M. Rueff). Pocket. (?uvre originale publiée en 1947) Lévi-Strauss, C. [...]
[...] La différence de traitement des deux artistes que sont Philippe Claudel et Manu Larcenet n'empêche pas leur convergence sur le fond. La culpabilité peut se manifester de différente façon. On sent bien en tout cas pendant tout le récit à quel point Brodeck est mal à l'aise concernant l'ostracisation dont a été victime celui qui était sans cesse appelé « l'autre », qui n'avait pas de prénom véritable, à qui on n'accordait pas véritablement d'existence. C'est une forme de culpabilité individuelle mais collective également. [...]
[...] (1968). Race et histoire (pp. 19-22). Denoël-Gonthier. (Coll. [...]
[...] Conséquences de la violence : un traumatisme collectif et individuel On peut comprendre le choix artistique de Manu Larcenet pour le noir et blanc compte tenu u sujet particulièrement grave qu'il aborde. On pourrait cependant penser qu'il lui serait plus difficile d'exprimer des choses sans la nuance qu'apporte les palettes de couleurs. Comme nous pouvons le constater dans la planche que nous avons choisi de reproduire plus haut, il n'en est rien. En effet, Manu Larcenet dispose de cette incroyable capacité à jouer sur les contrastes. [...]
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