Lettre sur la tolérance, John Locke, édit de Nantes, séparation de l'Église et de l'État, pouvoir spirituel, pouvoir, Politique, Hobbes, Carl Schmitt, Léviathan, tolérance, société religieuse, autorité ecclésiastique, magistère spirituel, église, État, guerres de religion, catholicisme, protestantisme, Henri IV, Louis XIV
En 1598, pour apaiser les tensions entre catholiques et protestants, Henri IV promulgue l'édit de Nantes. Sa promulgation permet la liberté de culte aux protestants tout en affirmant le catholicisme comme religion d'État. Cette juridiction peut se voir comme un espoir sur une possible entente entre catholiques et protestants. Cependant, il a été révoqué en 1685 par Louis XIV, imposant dès lors un seul culte pour tous et, de ce fait, des guerres de religion. Ce revirement de jurisprudence peut faire écho à l'intolérance religieuse qui sévissait en Angleterre, raison pour laquelle John Locke écrit, en étant exilé en Hollande, la Lettre sur la tolérance (espistola de tolerantia). La tolérance y est présentée comme un devoir politique pour le magistrat et un devoir pour l'Église.
[...] Lettre sur la tolérance - John Locke (1689) - La définition de la tolérance se ferait-elle vraiment par la délimitation d'un cadre propre aux différentes sociétés ? PHILOSOPHIE POLITIQUE Lettre sur la tolérance. John Locke En 1598, pour apaiser les tensions entre catholique et protestant, Henri IV promulgue l'édit de Nantes. Sa promulgation permet la liberté de culte aux protestants tout en affirmant le catholicisme comme religion d'État. Cette juridiction peut se voir comme un espoir sur une possible entente entre catholiques et protestants. [...]
[...] De ce fait, la tolérance découle de la séparation de l'église et de l'État. Si chaque pouvoir respecte son domaine et ne dépasse pas de ses bornes, de ses fonctions, comme c'est le cas par exemple avec les monarchies absolues de droit divin dont le monarque possède le spirituel et le temporel, la paix peut alors prendre place dans la société. C'est dans le sens de la théorie de Locke, que s'inscrit la théorie des deux glaives, telle que la réforme grégorienne l'a initiée. [...]
[...] Cette opposition prend forme lorsqu'il remet en cause les lois ecclésiastiques. Cependant, il se rend bien compte de l'objection qui peut naître suite à la réduction de pouvoir qu'il opère sur les sociétés religieuses (ligne 13 à 16). Ce à quoi il répond que l'église est la source de sa propre autorité. Autrement dit, c'est par son autorité naturelle, qui réside en la personne de Dieu, qui a confié ce pouvoir aux ecclésiastiques, que l'église exerce un moyen de pression sur ses membres (ligne 16 à 20). [...]
[...] De ce fait, l'Église peut l'excommunier sans user de la force. La force appartient aux magistrats qui doit s'assurer de la jouissance des biens civils et veiller à ce que les lois soient respectées. Il existe pour Locke une séparation entre ses deux institutions, d'une part dans leurs buts et d'autres part dans leur moyen d'action. Mais chacune des deux institutions ont en commun le fait d'agir pour la tolérance et par la tolérance. Le respect de cela permettrait d'aboutir à la paix civile. [...]
[...] Il est dès lors possible de se demander si la définition de la tolérance se ferait vraiment par la délimitation d'un cadre propre aux différentes sociétés ? Autrement dit, comment organiser pratiquement les compétences des institutions religieuses et des institutions étatiques pour assurer la tolérance, de laquelle découlerait une paix durable ? Pour y répondre, nous commencerons par voir les attributions propres de l'Église, ce à quoi elle est assujettie. Cela permettra par la suite d'étudier ses lois, ainsi que leur force, leur autorité qui peuvent paraître minime, contrairement aux magistrats. [...]
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