Vivre-ensemble, discrimination, idéal démocratique, liberté, lois, Rousseau, éducation, identité culturelle, démocratie, Hobbes, Alexis de Tocqueville, morale humaine, justice, Karl Marx, Spinoza, dignité humaine
Beaucoup de personnalités politiques, culturelles et intellectuelles proposent de réapprendre à vivre ensemble. Nos sociétés occidentales, aujourd'hui aussi, affirment la nécessité d'une politique qui serait régie par les règles du « vivre-ensemble ». Il est vrai qu'aujourd'hui, nous devons vivre ensemble pour mieux vivre. [...]
En réalité, l'être seul domine en chaque être. Pour reprendre Jean-Paul Sartre, « l'enfer c'est les autres ». [...]
La discrimination est injuste, elle pourrait nuire au « vivre-ensemble ». De Jean Moulin à Rosa Parks, les figures d'une juste désobéissance à des lois injustes sont nombreuses.
Pour autant, peut-on concevoir un « vivre-ensemble » là où il y aurait discrimination ?
[...] Dans ce cas, la liberté n'est plus le fait de laisser aller ses désirs sans nuire à autrui, elle devient l'expression de ce que Rousseau nomme la « volonté générale », où il s'agit de viser non plus son intérêt personnel, mais ce que l'ensemble des citoyens peut vouloir de mieux pour la vie en commun. La discrimination n'a pas que des méfaits, elle a des bienfaits. On songe naturellement à la discrimination positive qui est permise par la loi. Cette forme de discrimination permet d'éliminer une inégalité subie par un groupe de personnes en lui accordant temporairement certains avantages préférentiels. [...]
[...] Par ailleurs, pour que chaque société puisse progresser en matière d'égalité, peut-être faut-il alors s'entendre sur des droits fondamentaux, ceux de tout homme et de toute femme, en vertu de leur dignité de personne humaine. [...]
[...] Ainsi, la solitude pure ne connait guère la honte, l'envie, la méchanceté, le mensonge, la tromperie, la peur, mais tolère-t-elle la discrimination ? La discrimination, moralement problématique, renvoie à l'hypothèse où un individu agit dans l'objectif de causer un désavantage à un autre individu en raison appartenance à un groupe social déterminé. La discrimination est injuste, elle pourrait nuire au « vivre-ensemble ». De Jean Moulin à Rosa Parks, les figures d'une juste désobéissance à des lois injustes sont nombreuses. On désobéit généralement au nom d'une plus grande justice, d'une justice idéale, que les lois ne parviennent pas à incarner. [...]
[...] En effet, celles-ci peuvent être injustes et dans ce cas, seule la morale de chacun ou d'individus exceptionnels peut dénoncer l'injustice des lois et tenter de les redresser. Mais encore, il ne suffit pas d'obéir à une loi discriminatoire pour être juste. Notre justice ne serait que contrainte et artificielle. On peut reprocher aux lois d'être injustes, parce qu'inventées par des hommes eux-mêmes incapables de justice. Les lois humaines peuvent en effet paraitre arbitraires, inégalitaires. Il faudrait alors chercher un autre fondement que le droit positif. [...]
[...] La discrimination constitue-t-elle un frein au « vivre ensemble » ? Beaucoup de personnalités politiques, culturelles et intellectuelles proposent de réapprendre à vivre ensemble. Nos sociétés occidentales aujourd'hui aussi, affirment la nécessité d'une politique qui serait régie par les règles du « vivre-ensemble ». Il est vrai qu'aujourd'hui, nous devons vivre ensemble pour mieux vivre. Et un homme seul ne pourra pas vivre voire survivre. Autrui est enrichissant, il nous instruit, nous rend meilleur. Le danger serait de vivre sans autrui, parce que sinon je m'expose à moi-même, mes faiblesses, ma pauvreté d'esprit. [...]
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