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Dossier, commentaire et expression écrite autour du harcèlement scolaire et de l'ouvrage "Un renard dans mon école".
Le psychologue norvégien Dan Olweus est pionnier en matière de travaux scientifiques sur le fléau du harcèlement en milieu scolaire dès les années 1980 : il a caractérisé le harcèlement en tant qu'action de nuisance répétée et intentionnelle de la part d'un écolier envers un autre écolier. Cette action malveillante prend la forme d'une relation toxique et déséquilibrée entre l'écolier harceleur et l'écolier harcelé, relation identifiée par les caractères répétitif et intentionnel du harcèlement.
L'ouvrage "Un renard dans mon école" s'adresse à toutes les catégories d'âge, mais spécifiquement aux enfants, bien évidemment. Olivier Dupin vise les deux postures antagonistes, à savoir les potentiels harceleurs et les potentielles victimes en leur adressant plusieurs messages, certains sont spécifiques, propres aux postures en question, et d'autres sont identiques, car ils revêtent une valeur universelle. L'auteur s'emploie à faire prendre conscience au potentiel enfant harceleur qui lira cet ouvrage des conséquences nocives de ses agissements sur sa victime, de sorte qu'il puisse se mettre à sa place et se représenter les souffrances psychologiques qu'elle endure. Il s'agit de susciter ou ressusciter l'empathie que le harceleur effectif ou potentiel semble avoir perdue temporairement.
[...] Comme indiqué au début du premier paragraphe, l'ouvrage Un renard dans mon école s'adresse à toutes les catégories d'âge mais une spécifiquement, en particulier, il s'agit des enfants bien évidemment. Olivier Dupin vise spécifiquement les deux postures antagonistes à savoir les potentiels harceleurs et les potentielles victimes en leur adressant plusieurs messages, certains sont spécifiques, propres aux postures en question d'autres sont identiques car ils revêtent une valeur universelle. L'auteur s'emploie à faire prendre conscience au potentiel enfant harceleur qui lira cet ouvrage, les conséquences nocives de ses agissements sue sa victime, de sorte à ce qu'il puisse se mettre à la place de la victime et se représenter les souffrances psychologiques qu'elle endure. [...]
[...] En fait, le ou les harceleur(s) doivent comprendre que la société ne tolère pas ou plus ce type d'agissements qui sont considérés comme contraire à la vie en société et à la loi. Or, la cour de récréation est une forme de reproduction infantile et miniature de la société. Quant aux potentielles victimes, l'issue de l'épilogue met en évidence un conseil clé de l'auteur aux potentielles victimes qui liront cet ouvrage : elles doivent absolument avertir les parents et la maîtresse car c'est la seule solution qui permettra de faire cesser le harcèlement. [...]
[...] De nos jours, la situation est radicalement différente car le harcèlement scolaire est désormais reconnu comme un délit en France depuis le 2 mars 2022. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication, le numérique comme facteurs de résonance des travaux de Dan Olweus ? Il est important de mentionner que les travaux du psychologue norvégien ont été produits dans les années 1980 et la propagation à l'international fût assez fulgurante et on ne peut s'empêcher d'émettre l'hypothèse d'un lien entre l'expansion d'internet, des NTIC fin des années 1980, début des années 1990 et la résonance médiatique de ses travaux sur le harcèlement. [...]
[...] Le renard commence par des invectives (agression verbale, orale), puis dégradation des effets personnels (matériel scolaire de l'écolier). Plus le temps passe et plus l'agressivité de ce renard s'intensifie et extrêmement nocive car elle franchit le seuil physique. Pire encore, par effet de mimétisme, d'autres écoliers imitent à leur tour le renard en s'en prenant au garçon victime de ces agissements sans qu'un adulte ou éducateur de l'école l'aperçoive. Fort de son aura et de la faiblesse de la victime, le renard devient un loup puis un tigre en phase finale et il en est de même pour les écoliers qui l'ont suivi par mimétisme. [...]
[...] Ainsi, les adultes de l'équipe éducative apportaient une réponse de nature sécuritaire et disciplinaire à ces agissements (lorsqu'ils dépassaient l'entendement, les limites) sans en saisir en profondeur les conséquences durables et intentionnelles de certains agissements6. Ainsi, seulement des réponses comme le fait de sanctionner l'action commise (lorsqu'elle était manifeste et caractérisée) sans s'interroger si elle relevait ou non d'une man?uvre d'harcèlement. Désormais l'époque de cette méconnaissance ou ignorance de masse semble révolue même si les progrès à réaliser sont encore réalisables pour atteindre la configuration de quasi disparition de ce fléau ; l'actualité récente et les prévisions des organisations internationales (OMS) et des associations prouvent que le défi de la sensibilisation de masse est en passe d'être relevé, nous sommes en encore très loin de l'éradication du fléau. [...]
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