Révolution française, Occitanie, échelle géographique, histoire politique, anthropologie des institutions, droit de vote, pouvoir représentatif, indépendance, citoyenneté, noblesse, bourgeoisie, paysans, révolte des cipayes, révolutions démocratiques, liberté, Delacroix, prise de la Bastille, jeux d'échelle, interprétation, parcours individuel
Cette étude de cas sur la Révolution française consiste à montrer comment l'interprétation d'un évènement, d'un phénomène ou d'un parcours individuel dépend des niveaux d'échelle d'analyse retenus.
[...] Ainsi pour le cas de la révolution française, par delà les analyses existantes, nous pourrions être tenté de faire une anthropologie des événéments locaux : soit à l'intérieur d'un quartier de paris avec les archives du quartier soit pour en montrer la non évenementialité ou l'événementialité relative : le fonctionnement administratif dans une province. Que produit la révolution française sur le paysan du Langdoc de 1791 et sur l'artisan de Marseille de 1794 ? * Nous pourrions être incités à voir un non événément de la Révolution Française dans un certains nombres de réception nulles à l'échelle locales dont les fonctionnements économico professionnels sont totalement indépendant, esquissant ainsi des lignes d'hermétisme de l'événement afin de savoir où il s'est réellement produit. [...]
[...] Autrement dit, pour y répondre nous chercherons à présenter l'expertise des sciences sociales. La sociologie politique et les sciences sociales peuvent-elles établir par leurs méthodes une distinction entre ce qui relève du mythe et ce qui relève une construction élaborée par le travail des historiens correspondant à une réalité ? Les phénomènes sociaux politiques et historiques semblent être des anamorphoses : les points de vue sur les phénomènes en opèrent une transposition une version projetée sur une surface qui n'est pas l'analogue de l'original. [...]
[...] Cela atteste donc même en fonction du changement d'échelle d'une apparition de phénomènes qui participent bien qu'en étant distincts de la révolution française pour une part et se superposent pour donner ou former l'événement national : le jeu d'échelle a été tenté par la noblesse d'occitanie avant révolution mais n'a pas pu se produire car l'événement a produit une fusion ou homogénéisation d'échelle en faveur des paysans récupérant des terres cléricales et de la bourgeoisie, un pouvoir politique. Ainsi la question des échelles n'est plus la question du pourquoi ? mais du pour qui ? Pour qui l'événément fait il sens ? [...]
[...] On parle même donc ici d'histoire globale pour l'étude de la Révolution française. Monsieur Cheney Paul cite même les travaux de David Geggus qui « situe la révolution haïtienne au c?ur du processus révolutionnaire » afin de s'affranchir d'un cadre d'analyse trop restreint qui serait le cadre exclusivement national. L'auteur nous invite à également en contre point s'interroger sur l'effet éventuel d'une culture globalisée qui invite à lire les événements de manière globalisée également ce qui serait une autre manière de tomber dans un piège d'erreurs d'échelle. [...]
[...] Ne pourrions-nous pas voir dans cette méthode une manière de sonder l'effectivité locale d'une partie de l'événement « révolution française » ? Il nous faudrait analyser donc les formes possibles que peuvent revêtir les décalages entre l'événement parisien et son retentissement hétérogène voire nul dans les territoires. Et là encore, nous pourrions nous dire que le zonage n'est pas suffisant, il devrait également voir les échos sociaux ou politiques voires même intellectuels que l'événement a produit ailleurs comme des niveaux de représentation d'une dimension d'échelle supérieure. Cette démarche est véritablement mise en ?uvre par tout un courant que décrit Cheney Paul3. [...]
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