Travail social, populations autochtones, droits des peuples autochtones, autodétermination, co-construction, savoirs autochtones, intervention sociale, protection de la jeunesse, minorités raciales, personnes LGBTQIA+, inégalités sociales, décolonisation des savoirs, hégémonie occidentale, violence symbolique, autonomisation, égalité, réserve autochtone, traumatisme historique, humilité, réflexivité, alliance, traditions autochtones, normes occidentales, discrimination, droits culturels, Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones, ONU Organisations des Nations Unies, décolonisation, Québec, Canada
Dans le contexte d'un cours en travail social au Québec, ce résumé et cette réflexion portent sur le chapitre 3 du livre "L'intégration de l'évaluation du fonctionnement social aux champs de pratique : postures et processus en travail social".
Le texte porte sur la manière d'appréhender le travail social au Canada dans les milieux autochtones. Partant du constat que l'adoption de la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones par l'ONU affirme la reconnaissance de leurs droits à l'autodétermination, à la possession et au contrôle de leurs territoires ainsi que leurs ressources ainsi que la préservation de leurs cultures, l'article se demande comment faire vivre ce principe dans le champ du travail social et notamment dans la protection de la jeunesse.
[...] Une approche décolonisante favorise plutôt la construction d'une relation réciproque entre le travailleur social et les familles autochtones. Ce qui permet in fine de poser un regard plus complexe sur la situation en tenant compte du fait que le travail social se pose dans une approche fonctionnaliste dans laquelle le travailleur social doit intervenir pour remettre les personnes déviantes dans la norme. Or, la situation des autochtones est assez complexe puisqu'elle est dépendante d'un contexte sociohistorique (où le Canada a été colonisateur et exterminateur d'une partie de ces populations), social où ces populations sont marquées par l'oppression avec des stéréotypes véhiculés sur eux (alcool et drogues), légal (la conception nucléaire de la famille ne s'applique pas assez bien au contexte des populations autochtones qui considèrent la famille élargie), un contexte sociopolitique, dans lequel ses populations revendiquent des mesures politiques et enfin un contexte institutionnel de pratique (l'application de mesures d'évaluations dans ce contexte s'avérerait contre-productif car le contexte d'évolution de ces populations est tout à fait particulier). [...]
[...] L'intégration de l'évaluation du fonctionnement social aux champs de pratique : postures et processus en travail social, chapitre Un regard décolonisant porté sur les savoirs et les pratiques de travail social en contexte autochtone - Grace Chammas et al. (2024) Résumé et réflexion en travail social 1. Résumé du texte Le texte porte sur la manière d'appréhender le travail social au Canada dans les milieux autochtones. Partant du constat que l'adoption de la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones par l'ONU affirme la reconnaissance de leurs droits à l'autodétermination, à la possession et au contrôle de leurs territoires ainsi que leurs ressources ainsi que la préservation de leurs cultures, l'article se demande comment faire vivre ce principe dans le champ du travail social et notamment dans la protection de la jeunesse. [...]
[...] Dans cette posture, le travailleur social se pose dans une posture d'apprenant des codes culturels et sociaux et apprend à poser des actes en accord avec les populations auprès desquels il intervient. 2. Réflexion Ce chapitre me paraît essentiel pour se questionner en tant que travailleur social dans les milieux autochtones. Le savoir que nous recevons dans le cadre du travail social se questionne en général assez peu sur les oppressions que certaines populations peuvent vivre au travers de nos interventions. Cette population a subi de grandes injustices dans son Histoire en étant exterminé et colonisé par les colons américains et canadiens. [...]
[...] Je pense que cette posture est essentielle pour toute intervention dans ces milieux, car elle évite de reproduire de la domination entre le travailleur social et la population autochtone, elle évite aussi la mécompréhension entre les travailleurs sociaux et les populations auprès desquels ils interviennent. Elle permet de promouvoir une approche de co-construction qui est beaucoup plus saine. En cela, l'approche décolonisante s'avère être une approche essentielle qui peut peut-être s'étendre à d'autres populations minorisées (telles que les personnes issues de minorité raciale ou étrangères, personnes LGBTQIA+ ou encore des personnes économiquement défavorisées). [...]
[...] Il y a une forme de violence symbolique, dans le fait d'avoir été le peuple autochtone et de voir les peuples occidentaux aujourd'hui gouverner et imposer leurs normes dans l'ensemble de la société. Comme l'indique le texte, le travailleur social intervient dans le cadre d'un postulat fonctionnaliste, dans lequel chaque personne doit pouvoir répondre à une fonction dans le cadre de la société tout en respectant la norme. Cette norme n'est pas celle qui correspond aux traditions et aux coutumes autochtones. [...]
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