Gestion des émotions, relation soignant-soigné, émotions, intelligence émotionnelle, psychiatrie, agressivité, qualité des soins, éthique professionnelle, violence, sécurité, peur, psychanalyse, Psychologie, patient psychotique, schizophrénie, Gestion des conflits
L'institution médicale attend de chaque soignant, disposant de sa propre personnalité et de son éthique personnelle, une certaine maîtrise de ses émotions dans sa relation avec le patient. Pour ce faire, il existe de nombreux conseils et réflexions en ce qui concerne ce domaine. Que ce soit du point de vue de la psychanalyse ou de la psychologie, le travail émotionnel est ainsi considéré comme indispensable dans une relation soignant / soigné de qualité. Ce travail comporte deux dimensions : une gestion par le soignant de ses propres émotions (garder son calme), et la tentative du soignant d'induire chez le patient des émotions désirables, permettant de faciliter sa prise en soin (calmer son angoisse ou son agressivité).
[...] Comme le soulignent Amélie Perron et al (2015), « une approche calme et engagée encourage les patients à verbaliser leurs réflexions ou leurs sentiments, ce qui permet de désamorcer une escalade éventuelle. » Ainsi, afin d'offrir des soins de qualité et pouvoir garder une attitude professionnelle de soignant, la régulation émotionnelle est donc indispensable face au patient agressif. Dans cette optique, Margot Phaneuf (2018), nous invite à réfléchir sur l'essence même de notre profession, rappelant que les valeurs humanistes altruistes sont les fondements de notre discipline. « Les soins infirmiers dans leur essence existent en fonction de la relation qui s'instaure avec la personne soignée. Si ces échanges sont froids, distants, distraits ou même absents, on ne peut plus guère parler de soins. [...]
[...] Cependant, l'intervention du soignant à domicile dans le cadre de soins psychiatries l'expose davantage aux risques inhérents à la maladie du patient. (Jean Furtos. 2011)2 Comme le souligne Philippe Svandra (2011)3 « être reçu au » domicile du patient, « c'est, pour nous, thérapeutes, venir dans la vulnérabilité, hors de tout mur professionnel protecteur, pour faire notre métier ». Il précise que loin de l'affirmation selon laquelle l'anxiété et la vulnérabilité du soignant et du soignant se chevauchent ou sont similaires, le soin doit d'abord être considéré comme une rencontre durant laquelle chaque protagoniste est successivement ou parfois même simultanément, inquiet et vulnérable Dans ce sens Needham I. [...]
[...] Cela suppose de sa part une aptitude à « se connaître pour mieux utiliser ses ressources et distinguer comment » ses « caractéristiques personnelles influencent la qualité de la relation »11. La « conscience de soi » va permettre au professionnel de disposer d'une connaissance approfondie de ses propres émotions, mais également de ses forces et de ses limites, et de ses propres valeurs. En étant, en permanence conscient de ses états émotionnels, il sera alors à l'écoute des émotions de ses patients. Selon elle, « certaines de nos émotions sont positives et nous portent vers la sérénité et l'ouverture aux autres, alors que d'autres, nous amènent à réagir négativement, nous font souffrir et nous portent à nous durcir et à nous fermer. [...]
[...] L'auteur évoque l'intelligence émotionnelle, et c'est Salovey et Mayer, qui furent les premiers à introduire le concept de l'intelligence émotionnelle. Ils le définissent comme la capacité d'identifier, de comprendre, de gérer et d'utiliser nos émotions. En ce qui concerne les soins infirmiers, Phaneuf (2012), considère que l'intelligence émotionnelle permet d'améliorer la relation soignant-soigné : « Elle exerce une influence marquée sur notre comportement et notre évolution humaine puisqu'elle nous permet de nous connaître, de nous remettre en question et de nous améliorer, pour devenir des personnes plus accomplies et de meilleurs soignants ». [...]
[...] En effet, d'une part, il doit garder une certaine proximité dans ses interactions avec ces patients potentiellement violents, dans l'objectif de garantir un soin relationnel de qualité, et d'autre part il s'expose en permanence au risque de comportements violents de ces derniers, pouvant le mettre en danger. De ce fait, le droit d'exercer sa profession dans des conditions de travail sûres, peut donc aller à l'encontre de la prestation de soins de qualité exigé de la fonction de soignant, ce qui peut au final conduire à des dilemmes éthiques. Ainsi, différentes réactions émotionnelles, telles que la peur et la colère, influencent fortement la manières dont les infirmières perçoivent les patients agressifs et interagissent avec eux. (Hellzen O. et al. 2004)5 (Kindy D. et al. [...]
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