Trading, flash crash de 2010, THF Trading à Haute Fréquence, réglementation aux États-Unis, réglementation en France, bourse
Les États-Unis restent toujours, depuis 2010, les plus grands utilisateurs du Trading à Haute Fréquence (THF) qui est venu bouleverser l'environnement boursier mondial. Celui-ci est moins utilisé en Europe, puisqu'il est apparu dans les années 2005-2006, alors que le THF concernait déjà près d'un quart du volume des transactions de capitaux propres outre-Atlantique. Comme en Europe, ce volume y a atteint son apogée en 2010, mais connaît depuis un déclin général, bien que le THF continue de représenter la moitié des revenus du marché des actions américain.
[...] En 2014, la FINRA (Financial industry Regulatory Authority) elle, décidé de forcer les marchés à être plus transparents sur les transactions à travers des règles qui ont été approuvées par la SEC. Tous les dark pools sont désormais contraints de communiquer les volumes des transactions par titre et la taille moyenne de celles-ci (« rule 45552 »). Cette obligation devrait être progressivement étendue à tous les volumes de transactions de gré-à-gré avec des délais variant de deux à quatre semaines selon le niveau de liquidité. Cela a pour but de favoriser la transparence et de permettre une vision globale du marché. [...]
[...] L'instauration d'un temps limite de maintien des ordres (minimum resting time) fait largement consensus au niveau international car plus de 90% des ordres émis sont aujourd'hui annulés : outre les directives européennes, IEX propose par exemple la mise en place d'une plateforme alternative avec un délai minimum d'exécution de 350ms pour freiner la vitesse des THF, et Lawrence Harris (économiste en chef à la SEC de 2002 à 2004) propose de donner un délai minimum de 10ms pour chaque ordre reçu21. Certains ont imaginé des dispositifs de circuits breakers pour limiter la contagion, mécanismes qui existent déjà partiellement aux États-Unis et dont l'utilisation est en hausse. Enfin, d'autres, comme l'Autrichien Ewald Nowotny (membre de la BCE), proposent même d'interdire le THF du fait de l'instabilité qu'il provoque sur les marchés. Dans tous les cas, le contrôle et la régulation des flux qu'il génère restent un enjeu de premier plan pour la finance aujourd'hui. [...]
[...] Elle est donc construite sur le modèle de la législation américaine18. Enfin, elle met en place des mécanismes limitant les cas d'emballement sur une valeur en proposant une durée minimale des ordres de 500ms avant possibilité d'annulation et de plus grands pouvoirs pour les régulateurs19. Une autre directive a été proposée sur les abus de marché : la directive MAD/MAR qui vise à donner aux régulateurs davantage d'outils pour contrôler et réguler. Le but est d'encadrer le THF et de limiter sa pratique en rendant par exemple obligatoire la possession d'un agrément ou l'installation de systèmes de contrôle des algorithmes. [...]
[...] Il est donc nécessaire de mettre en place des législations européennes et plusieurs projets de loi sont en cours. La Commission européenne envisage, entre autres, de faire payer ceux qui utiliseraient le plus ces services moyennant une taxe afin de financer un regroupement des fichiers. Ce serait donc une taxe appliquée aux ordres THF en fonction de leurs volumes. En 2017, la directive MIF (MIFID II) a été révisée et met en place des plafonds globaux sur les volumes effectués dans les dark pools. [...]
[...] Le trading à haute fréquence après le flash crash du 6 mai 2010 Le trading à haute fréquence de 2010 à aujourd'hui Les États-Unis restent toujours, depuis 2010, les plus grands utilisateurs du Trading à Haute Fréquence (THF) qui est venu bouleverser l'environnement boursier mondial. Celui-ci est moins utilisé en Europe puisqu'il est apparu dans les années 2005-2006 alors que le THF concernait déjà près d'un quart du volume des transactions de capitaux propres outre-Atlantique. Comme en Europe, ce volume y a atteint son apogée en 2010, mais connaît depuis un déclin général, bien que le THF continue de représenter la moitié des revenus du marché des actions américain1. [...]
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