Marino Faliero, Doge, république de Venise, crise économique, Venise, peste noire, Gênes, aristocratie, coup d'État, haute trahison, exécution, Saint-Marc, Saint-Théodore, Innocent VI, Avignon, Filippo Calendario, Bertuccio Isarello, Bertrandro Bergamoso, Niccolo Lion, Andrea Dandolo, XIVe siècle, dogat, pouvoir, révolte populaire, Italie médiévale, politique italienne
Marino Faliero fut le 55ᵉ doge de la république de Venise du 11 septembre 1354 au 17 avril 1355 (sept mois et six jours). Il est né en 1274 et mort le 17 avril 1355. Ses lieux de naissance et de mort sont identiques : la cité-État de Venise.
[...] À l'issue du premier tour, un heureux gagnant est désigné, Marino Faliero. L'élu est à Avignon, envoyé sur place comme ambassadeur pour la république vénitienne, auprès du pape Innocent VI. Le 5 octobre 1354, soit presque un mois après son élection, qui est survenue le 11 septembre, Marino Faliero fait son retour à Venise. Le temps est épouvantable, le navire dans lequel il a embarqué doit se frayer un chemin dans l'épais brouillard. Compte tenu de la difficulté de pouvoir accoster au palais ducal, un autre lieu est choisi, devant les colonnes de Saint-Marc et de Saint-Théodore. [...]
[...] Marino Faliero doit aussi composer avec les aristocrates composant les différentes assemblées, qui ne lui laissent qu'un champ réduit pour mener à bien ses projets. Puisque son action est limitée, Marino Faliero tente de négocier en secret avec Gênes pour éviter la guerre voulue par les aristocrates, ce qui déclenche chez ces derniers une colère froide. Le doge a alors une nouvelle idée pour s'émanciper de l'emprise des grands de la cité, provoquer une conjuration. Il s'entoure de quelques bourgeois, bien décidés à l'aider dans sa man?uvre : Filippo Calendario, Bertuccio Isarello et Bertrandro Bergamoso, qui parle beaucoup, beaucoup trop d'ailleurs. [...]
[...] Le lendemain, ce sera au tour du doge d'être jugé. On lui reproche cette tentative de rapprochement avec Gênes, sa tentative de coup d'État, bref, sa haute trahison envers la république de Venise. Il sera décapité, son cadavre restera une journée entière, sans la tête, à la vue de tous. Malgré sa haute fonction, Marino Faliero n'aura jamais été au-dessus de tout, cette exécution le rappelant, de même que son portrait qui sera noirci, onze ans après sa mort, l'effaçant de l'histoire de la république de Venise à tout jamais, alors qu'il fut pourtant l'un des rares doges à se soucier de la pauvreté de son peuple et ne pas vouloir faire la guerre à un ennemi, évitant des importants bains de sang. [...]
[...] Marino Faliero (1274-1355) I. PRÉSENTATION Marino Faliero fut le 55? doge de la république de Venise du 11 septembre 1354 au 17 avril 1355 mois et 6 jours). Il est né en 1274 et mort le 17 avril 1355. Son lieu de naissance et de mort est identique, la cité-État de Venise. II. ÉLECTION EN TANT QUE DOGE ET DOGAT Andrea Dandolo étant mort, il faut pour les élites de la république de Venise élire son successeur. [...]
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