Les Aventures de Télémaque, Fénelon, édit de Nantes, Louis XIV, Duc de Bourgogne, royauté, éducation, monarchie, pouvoir, Sésostris, Bocchoris, précepteur, critique, absolutisme, protestants, politique, économie, gouvernance, Religion, Machiavel
François de Salignac de La Mothe Fénelon dit Fénelon, né le 6 août 1651, est déjà une personnalité établie et reconnue avant qu'il ne publie l'ouvrage que l'on étudie aujourd'hui.
Il publia plusieurs ouvrages politiques ou théologiques qui l'amènent notamment à s'établir à la cour comme une personne très recommandable. Fort de cette expertise éclectique, le roi le nomme, en 1689, précepteur de son petit-fils, le Duc de Bourgogne. Une mission qu'il va mener avec beaucoup d'adresse.
C'est dans ce contexte que Fénelon va rédiger son prochain roman, nommé Les Aventures de Télémaque, publié en 1699
À la lecture de ce récit qui fera définitivement entrer Fénelon dans la postérité, comment pouvons-nous établir que cette oeuvre, qui se dit être un roman éducatif, se révèle possiblement être une critique acerbe du pouvoir du roi en place, Louis XIV, qui est connue pour avoir tenu Fénelon en disgrâce après ce roman ? Pourquoi ce dernier a-t-il considéré que « chaque ligne lui était adressée » ? Cette vision des choses est-elle applicable aux régimes de notre époque ?
[...] Il compte ainsi, par ce biais, garantir à ses sujets une politique adaptable et sans cesse en mouvement. Fénelon conseille ainsi au futur roi de profiter de la diversité des opportunités se présentant à lui. Ce conseil peut paraître cynique : il permet de satisfaire le plus grand nombre et de maintenir, en retour, le pouvoir du monarque. Pourtant, il présente un double avantage : rendre toujours plus heureux les sujets, et se maintenir longtemps au pouvoir car le lien est maintenu entre le roi et le peuple. [...]
[...] Penseur italien de la Renaissance et notamment théoricien de la politique moderne, nous lui devons l'invention de l'adjectif « machiavélique ». En ce sens, à travers ses expériences auprès de monarques successifs et notamment de la République florentine, il va écrire Le Prince, ouvrage de chevet de dirigeants successifs. Profondément réaliste, Machiavel y explique notamment que le roi se doit parfois d'abandonner sa morale et ne pas hésiter à tromper ou chercher le conflit pour parvenir aux fins politiques qui se doivent d'exister à un moment précis. [...]
[...] Il va ainsi édifier ce qui relève pour lui d'un bon régime politique à l'époque de la monarchie. Pour cela, tout au long de son récit, il va décrire plusieurs régimes monarchiques à travers la figure de différents rois qui ont chacun leurs traits propres et leur façon de gouverner. Ils sont pour la plupart montrés de façon vertueuse puisqu'ils portent une attention toute particulière au bien-être du peuple, mais également à la prospérité économique du pays, justifiant alors qu'on glorifie le souverain. [...]
[...] Toute l'Égypte gémissait, et, quoique le nom de Sésostris, si cher aux Égyptiens, leur fit supporter la conduite lâche et cruelle de son fils, le fils courait à sa perte ; et un prince si indigne du trône ne pouvait longtemps régner ( . FENELON, Les Aventures de Télémaque, Livre deuxième. François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon, né le 6 août 1651, est déjà une personnalité établie et reconnue avant qu'il ne publie l'ouvrage que l'on étudie aujourd'hui. [...]
[...] Il se place ainsi moralement au-dessus de ses sujets et ne veut en rien s'enrichir de leurs expériences comme le faisait le père. Dans le même sens, il se refuse à accorder une quelconque importance aux « sciences », alors qu'elle est une condition sine qua none au développement de la puissance du pays. Pour exemple, l'agriculture a permis à l'Egypte de prospérer dans les temps Antiques. Cette agriculture a pu se développer grâce à la science, et notamment aux essais scientifiques. [...]
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