Fables, Les Animaux malades de la peste, La Fontaine, croyance, Religion, sacrifice, morale humaine, monarchie, critique, tragédie, injustice sociale
En 1678, Jean de La Fontaine publie ses célèbres Fables. Dans ce recueil, on peut retrouver la célèbre fable Les Animaux malades de la peste. Ce texte raconte la réaction de différents animaux vivant en groupe qui sont frappés par la maladie. Le lion est le premier à prendre la parole. Sa position en tant que roi des animaux lui permet de commencer le premier discours. Il explique que cette maladie est certainement une punition divine et qu'ainsi une personne doit se sacrifier pour calmer la fureur de Dieu.
[...] Fables, Les Animaux malades de la peste, Le discours du lion - Jean de La Fontaine (1678) - En quoi le discours du lion représente-t-il une forme de jugement ? En 1678, Jean de La Fontaine publie ses célèbres Fables. Dans ce recueil, on peut retrouver la célèbre fable Les Animaux malades de la peste. Ce texte raconte la réaction de différents animaux vivant en groupe qui sont frappés par la maladie. Le lion est le premier à prendre la parole. [...]
[...] Ses paroles sont retranscrites au discours direct, ce qui permet d'insister sur ses paroles. De plus, il utilise des questions rhétoriques pour captiver les autres animaux. C'est un procédé utilisé pour retenir l'attention : « Que m'avaient-ils fait ? » Enfin, il utilise des formulations générales, ce qui fait penser à des proverbes : « on fait de pareils dévouements. » Il utilise le pronom général « on » suivi du présent de vérité générale. Il se fait passer pour un roi plein de sagesse afin d'être écouté par son peuple. [...]
[...] Le procédé qu'utilise le lion pour convaincre est ironiquement le même que la fabuliste. En effet, il raconte tout d'abord une histoire : « J'ai dévoré force moutons », on le voit notamment grâce à l'utilisation du passé. Il repasse par la suite au présent pour livrer une morale aux autres animaux, exactement comme La Fontaine le fait avec ses lecteurs : « Car on doit souhaiter selon toute justice/Que le plus coupable périsse. » L'implication personnelle du lion finit de tenter de convaincre son auditoire avec la présence du pronom personnel « je » ainsi que le verbe de connaissance « je pense », montrant alors son avis mais aussi des hyperboles comme « appétits gloutons » qui affirment sa puissance. [...]
[...] Les dieux sont mentionnés à l'aide d'une métonymie « le Ciel ». Ils sont symbolisés comme étant dans le ciel en opposition aux animaux décrits, qui eux sont sur terre. De plus, le champ lexical de la religion est très présent : « péchés », « infortune », « se sacrifie ». On assiste ici à un véritable jugement divin que transmet le lion. Le lion est le mieux placé pour donner un jugement puisqu'il est le roi des animaux. Symboliquement, il représente évidemment le roi de France, qui en plus est désigné par dieu selon les croyances. [...]
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