France, Sécurité sociale, droits sociaux, contestation, mouvements sociaux, grève, féminisme, égalité, justice sociale, Gilets Jaunes, CNR Conseil national de la Résistance, démocratie, progrès social, droits civiques
Depuis 1945, l'évolution des droits sociaux en France est indissociable des mouvements de contestation qui ont rythmé la vie politique et sociale du pays. Ces contestations, sous des formes variées, ont constitué de puissants leviers de transformation. Ce n'est donc pas tant l'initiative des gouvernants que la pression de la rue qui a provoqué la plupart des grandes avancées sociales. Une analyse croisée de la chronologie des grands acquis sociaux, d'un témoignage féministe illustré par Pénélope Bagieu et de l'analyse de Michel Pigenet permet de comprendre comment ces luttes ont façonné la société française contemporaine.
[...] En quoi les contestations ont-elles permis l'évolution des droits sociaux en France depuis 1945 ? Depuis 1945, l'évolution des droits sociaux en France est indissociable des mouvements de contestation qui ont rythmé la vie politique et sociale du pays. Ces contestations, sous des formes variées ont constitué de puissants leviers de transformation. Ce n'est donc pas tant l'initiative des gouvernants que la pression de la rue qui a provoqué la plupart des grandes avancées sociales. Une analyse croisée de la chronologie des grands acquis sociaux1, d'un témoignage féministe illustré par Pénélope Bagieu2, et de l'analyse de Michel Pigenet3 permet de comprendre comment ces luttes ont façonné la société française contemporaine. [...]
[...] Tous ces combats ont permis, directement ou indirectement, d'élargir la notion même de droits sociaux. Ainsi, les contestations ne sont pas des accidents dans le cours de l'histoire sociale française : elles en sont le moteur. Elles rappellent que la démocratie ne se limite pas au vote, et que le progrès social passe souvent par la rue avant de passer par l'Assemblée. Aujourd'hui encore, dans un contexte où certains acquis sont remis en question, il est fondamental de se souvenir que sans lutte, il n'y a pas d'évolution. [...]
[...] De la même façon, on observe dans les années 1980 une nouvelle poussée de droits sociaux avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, elle-même soutenue par des mouvements populaires structurés. La réduction du temps de travail à 39 heures, la création des CHSCT ou encore l'abaissement de l'âge de la retraite sont des réponses à une société civile qui réclame davantage d'équité. Mais la contestation ne vient pas uniquement des syndicats ou des partis politiques. L'extrait de la bande dessinée *Les Culottées*, permet d'élargir notre réflexion. [...]
[...] Son éveil politique passe par la lecture, la discussion, la confrontation avec une réalité sociale violente - en l'occurrence celle des avortements clandestins. À travers elle, c'est tout un pan de l'histoire des droits sociaux qui s'éclaire : celui des luttes menées par les femmes, souvent dans l'ombre, souvent illégales, mais déterminantes. Le combat pour la légalisation de l'IVG, mené par des collectifs comme le MLAC, aboutira à la loi Veil en 1975. Là encore, la loi n'est qu'une réponse clairement tardive à une situation de mobilisation intense, voire de désobéissance civile. [...]
[...] Mai 68, par exemple, n'est pas seulement une revendication salariale : c'est aussi une remise en cause du patriarcat, de l'autoritarisme, du capitalisme fordiste. Plus récemment, les mouvements comme les Gilets Jaunes témoignent d'une volonté de repolitiser les questions de justice sociale. Là encore, malgré la violence du mouvement, on retrouve une exigence de reconnaissance, d'égalité, et de droits fondamentaux : droit à un revenu digne, à la mobilité, à la représentation politique. L'histoire sociale de la France depuis 1945 nous montre ainsi une chose essentielle : les droits ne sont jamais donnés, ils sont arrachés. [...]
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