DDFC Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, Olympe de Gouges, Révolution française, droits des femmes, égalité des sexes, féminisme, raison, esclavage, abus de domination, inégalités, combat féministe, droits de l'homme, citoyenneté, Contrat social, émancipation des femmes, histoire des femmes, lutte féministe, République, monarchie absolue, philosophie des Lumières, justice sociale, droits civiques, lutte contre l'esclavage, Assemblée nationale, pouvoir politique, représentation des femmes, condition féminine, société égalitaire, DDHC Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, droits civils, militantisme
Au XVIIIe siècle apparaît le mouvement des Lumières : ce sont des philosophes en quête de savoirs. Ils revendiquent notamment la liberté et l'égalité. Il s'agit donc d'un siècle de revendication où la société subit une mutation profonde. À la fin du XVIIIe siècle éclate la Révolution française, qui va provoquer un passage de la monarchie absolue à la République. Après la publication de la DDHC en 1789, Olympe de Gouges, écrivaine et dramaturge, décide d'écrire la DDFC en 1791, car, selon elle, l'« Homme » de la DDHC n'est pas universel.
[...] Elle explique aussi que l'homme qui prétendrait que la femme est dotée de moins d'intelligence se trompe : « un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ». Néanmoins, la DDFC n'a pas pour seule visée de dénoncer les injustices, c'est aussi une ?uvre militante. Tout d'abord, la DDFC a pour but de faire avancer les choses en proposant les 17 articles de loi. Ces articles réclament notamment plus d'égalité, comme dans l'article 3 : « la Nation, qui n'est que la réunion de la femme et de l'homme » avec l'utilisation du « ne?que » qui insiste sur l'union des hommes et des femmes. [...]
[...] La question qui nous est posée est de savoir si la DDFC n'est qu'une dénonciation des injustices subies par les femmes. On remarque que l'utilisation de « ne?que » est une tournure restrictive qui tend à diminuer la portée de la DDFC ou au contraire à susciter notre questionnement quant à une dimension plus large. Dans un premier temps, nous verrons en quoi la DDFC est une dénonciation des injustices subies par les femmes puis dans un second temps, nous essaierons de déterminer si nous pouvons aussi la qualifier d'?uvre militante. [...]
[...] La DDFC réclame aussi des droits en accord avec les devoirs qu'ont déjà les femmes. Il en est question dans l'article 10 : « la femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune » où il est clairement énoncé que si une femme peut être condamnée à mort pour ses opinions politiques, elle doit pouvoir aussi les exprimer aussi librement qu'un homme. Ensuite, la DDFC défend aussi d'autres combats. On le voit notamment dans la Forme du Contrat social de l'homme et de la femme. [...]
[...] Elle utilise plusieurs métaphores pour expliquer que l'époque est propice à l'expression des femmes. Par exemple, « Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. ». Elle invite les femmes à se révolter contre les hommes qui les ont trahies. On le remarque avec « Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. ». Dans la suite du postambule, elle explique aux femmes comment faire pour se révolter et comment faire face aux obstacles qu'elles pourraient rencontrer, comme le dédain des hommes. [...]
[...] A la fin de la Forme du Contrat social de l'homme et de la femme, on trouve une anecdote personnelle d'Olympe de Gouges. Elle raconte une injustice qu'elle a subie en prenant une calèche. Le chauffeur lui demandait de payer plus que ce qu'elle lui devait, ce qui les a amenés chez un commissaire de paix. Ce dernier a condamné Olympe de Gouges et l'a rabaissée. L'autrice s'en plaint : « La justice ne se rend pas ; la loi est méconnue, et la police se fait, Dieu sait comment. ». [...]
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