Betting et jeux d'argent, jeu pathologique, jeux d'argent et de hasard, corrélation illusoire, heuristique de disponibilité, biais de représentabilité, loi des grands nombres, illusion de contrôle, addiction, assistant en psychologie, psychologie clinique, addiction comportementale, thérapie cognitivo-comportementale
Ce travail de fin d'études (TFE) se centre sur la place des jeux d'argent et de hasard dans le milieu des addictions : comment la pratique des jeux d'argent et de hasard peut-elle évoluer vers un comportement de jeu pathologique ?
Autrefois, ce type de jeu, nommé jeux de hasard et d'argent (JHA), était confiné aux cercles privés et aux casinos, mais envahit désormais notre quotidien de toutes les manières qui soient : à la télévision, dans les publicités, dans la rue, sur internet (Bouju et al., 2011 ; Caillon et al., 2014). Dans ce monde, qui n'a jamais eu l'idée de gratter un ticket de loto, de parier sur un match de football ou de tenter sa chance, et de faire confiance à son instinct et au hasard pour décrocher le gros lot ? Cette tentation est universelle, une part intégrante de l'expérience humaine qui nous pousse à rêver de gains soudains et spectaculaires, ou peut-être, de manière alternative, à une vie meilleure. Pourtant, dès les années 50, les chercheurs se conscientisent sur les grandes répercussions de ces JHA sur les individus, et en 1980, grâce au Manuel Diagnostic et Statistique des maladies mentales - troisième édition (DSM-III), le jeu pathologique devient un trouble en soi, qui sera mieux défini par la suite dans les DSM suivants et par la Classification Internationale des Maladies (CIM).
[...] Thinking and depression: I. Idiosyncratic content and cognitive distortions. Archives of General Psychiatry, 324-333. https://doi.org/10.1001/archpsyc.1963.01720160014002 Beck, A. T., & Haigh, E. A. P. (2014). Advances in Cognitive Theory and Therapy: The Generic Cognitive Model. Annual Review of Clinical Psychology, 1-24. https://doi.org/10.1146/annurev-clinpsy-032813-153734 Benyamina, A., & CPNLF. (2014). Addictions et comorbidités. (Dunod). Bernard, J.-C. (2016). Ayahuasca : l'importance du cadre et de l'intention lors de prise de psychédéliques. [...]
[...] Dans BioEssays, pp. 748-755. https://doi.org/10.1002/bies.201000042 Volkow, N. D., Wang, G.-J., Fowler, J. S., Tomasi, D., & Telang, F. (2011). Addiction: Beyond dopamine reward circuitry. Proceedings of the National Academy of Sciences, 108(37), 15037-15042. https://doi.org/10.1073/pnas.1010654108 Wallon, H. (1956). Importance du mouvement dans le développement psychologique de l'Enfant. Dans Enfance, pp. 1-4. https://doi.org/10.3406/enfan.1956.1508 Whiteside, S. P., & Lynam, D. [...]
[...] Winnicott, le jeu, les mots. Annuel de l'APF, Annuel 2012(1), 69-88. https://doi.org/10.3917/apf.121.0069 Dollfus, P. (2021). Les dés sont jetés Ateliers d'anthropologie https://doi.org/10.4000/ateliers.14341 Domi?, Z. (2014). L'addiction aux jeux d'argent chez la femme. Psychotropes, 75-93. https://doi.org/10.3917/psyt.193.0075 Douville, O. (2010). De l'ivresse antique, aujourd'hui?. La Revue Lacanienne, 77-80. https://doi.org/10.3917/lrl.102.0077 Dowling, N. A., Merkouris, S. S., Greenwood, C. [...]
[...] (1995) montrent que les joueurs pathologiques possèdent un trouble du contrôle de l'impulsivité. Or, les lésions sélectives de la projection ascendante de 5-HT augmentent l'impulsivité, tandis que l'administration d'inhibiteurs de la recapture de 5-HT réduit cette impulsivité (Clark et al., 2012). Ces effets sont également observés chez les humains souffrant de troubles de la conduite (Specker et al., 1995). En ce qui concerne la dopamine, l'administration d'amphétamine réduit la préférence pour les petites récompenses immédiates chez les rongeurs (effet modulé par le contexte des stimuli conditionnés) démontrant l'implication complexe de la dopamine dans la prise de décision retardée. [...]
[...] Bien que le gouvernement belge soit limité en termes de chiffre, le Conseil supérieur de la Santé, dans son rapport de 2017, propose une prévalence d'entre 0.4% à 4.2% au cours de la vie, avec une augmentation de l'impact chez les jeunes. En de la population de 16 ans et plus avait joué à un jeu de hasard l'année précédente, avec un minimum de de la population présentant un risque de dépendance, et considérés comme problématiques. Issu de ce même rapport, l'étude de la Clinique du jeu du CHU Brugmann de Bruxelles situait des 2000 jeunes interrogés comme étant à risque, dont problématiques, et bien évidemment, les chiffres des jeux en ligne représenteraient une proportion plus importante. [...]
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