Économie, marché économique, sociologie économique, Hegel, David Ricardo, Adam Smith, Karl Marx, Jeremy Bentham, système de Speenhamland, libéralisme économique, marchés financiers, système socio-économique
Il existe aujourd'hui un intérêt très marqué pour les approches sociologiques du marché, qui permettent donc de comprendre les dynamiques économiques sous un prisme qui analyse les relations entre les individus en fonction de leurs intérêts économiques et le rôle que l'État doit jouer dans ce cadre. Si l'intérêt pour une telle science est si poussé aujourd'hui, c'est qu'historiquement, les approches des divers courants économiques et sociologiques se sont opposées pour expliquer les dynamiques de marché et les relations entre les individus au sein d'une même société. [...]
Plus particulièrement, l'on s'interroge sur la place de l'État dans ce système en mutation, et de son rôle par rapport aux nouvelles règles de marché.
[...] Les rapports entre les intérêts sociaux et les sciences, et la mise en évidence du rôle de chaque partie prenante Les sciences dont nous parlons ici, par leur approche d'analyse de la sphère sociale ou économique dans laquelle nous évoluons, ont pour but secondaire d'éclairer sur la nature et fonction des échanges entre parties prenantes, ainsi que de leur rôle au sein du système étudié. Les intérêts sociaux mis en évidence découlent de ses analyses, et diffèrent donc entre les approches économique et sociologique, comme nous venons de le voir. Chaque approche a donc une vision charnière sur la question très débattue du rôle de l'état. [...]
[...] La différence entre les approches sociologique et économique Avant le 19ème siècle, les réflexions de Hegel et de Ricardo, entre autres, mettent en avant une société qui n'est aucunement soumise aux lois de l'état mais qui, au contraire, soumet l'état à ses propres règles. Ce qui est plus : Adam Smith laisse transparaître dans son ouvrage La Richesse des Nations (1776), une vision de l'économie comme un simple aspect de la société, complètement soumise aux lois de la sphère politique. Il est en effet impossible de concevoir que les intérêts économiques dictent les règles à la société, « la richesse des nations n'est qu'une fonction de sa vie politique ». [...]
[...] En d'autres mots : « Le mouvement vers un marché concurrentiel a acquis l'élan irrésistible d'un processus de la nature. En effet, on croit désormais que le marché autorégulateur découle des lois inexorables de la Nature et qu'il est d'une nécessité inéluctable que le marché soit libéré, qu'il soit débarrassé de toute entrave » (La Grande Transformation, Karl Polanyi 1944). D'un autre côté, une approche plus sociale a pour but premier de remédier à un problème dont la solution n'est pas atteignable à travers les simples mécanismes de marché. [...]
[...] Il justifie que les systèmes économiques à eux-mêmes n'appellent pas une intervention de l'Etat. L'approche économique, qui émerge plus tard et suite à l'industrialisation et aux nouveaux systèmes qui en découlent, se base sur les analyses de Townsend pour justifier une intervention minimale de l'état. En effet, l'industrialisation et les bouleversements qui s'ensuivent montrent que le système de production semble avoir pris le dessus sur tous les autres, et que ses règles régissent les relations économiques et la société dans son ensemble. [...]
[...] « De graves maux vont en sortir, à moins qu'on ne fasse échec aux tendances intrinsèques des institutions de marché : il y faut une orientation sociale consciente, rendue efficace par la législation ». Sans un cadre législatif qui permette une orientation claire des politiques, les parties prenantes d'un système sont livrées à elles-mêmes, et cela ne pas déboucher sur des intérêts sociaux optimaux dans son ensemble. [...]
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