République française, IIIe République, histoire politique française, mouvement républicain, éducation laïque, influence de l'Eglise, orléanistes, légitimistes, Comte de Chambord, Philippe d'Orléans, lois scolaires, Thiers, Mac-Mahon, Commune de Paris, socialisme, lois Waldeck-Rousseau, syndicalisme, mouvement ouvrier, transport ferroviaire, amendement Wallon, Président de la République, restauration monarchique, révolution française, Henri d'Artois
5 questions corrigées sur la IIIe République :
1. Quelles différences peut-on faire entre l'activité politique des notables et celles des nouveaux entrepreneurs politiques au 19e siècle ?
2. Expliquez en quoi l'épisode de la commune de Paris stabilise la 3e République.
3. Expliquer l'oeuvre scolaire des républicains.
4. Pourquoi la tentative de restauration monarchique en 1973 échoue-t-elle ?
5. En quoi consiste le processus de républicanisation des institutions ?
[...] Or les républicains qui voient leur crédit augmenter auprès des électeurs sont représentés par Mac-Mahon, qui jouit d'un certain prestige en raison de la répression victorieuse de la Commune. Républicain conservateur et en réalité en partie monarchiste, Mac-Mahon constitue de fait une figure rassurante et tempérée, de sorte que certains orléanistes le préfèrent au Comte de Chambord. En termes d'anecdote historique, le projet a également échoué en raison du refus par le Comte de Chambord le 27 octobre 1873 d'adopter le drapeau tricolore, considéré par les légitimistes comme un emblème de la Révolution, et donc à ce titre inacceptable compte tenu des nobles guillotinés lors de la Terreur. [...]
[...] En quoi consiste le processus de républicanisation des institutions ? Pour républicaniser les institutions, plusieurs interventions législatives ont été nécessaires. En effet, la république mise en place en 1875 est à l'origine pensée comme provisoire, et beaucoup de ses institutions ont été conçues en référence au pouvoir hiérarchique, notamment parce que les majorités parlementaires de l'époque fluctuaient fréquemment. De ce point de vue, les lois constitutionnelles adoptées par le parlement en 1875 ont permis une première instauration d'un régime républicain, avant la républicanisation accrue de celui-ci avec la victoire du camp républicain en 1877. [...]
[...] La Commune a également pour conséquent de clarifier les alliances entre les opposants à la monarchie. En effet, si les Communards prônent une forme d'organisation socialiste de l'économie, celle-ci n'est pas majoritaire au sein du camp républicain, composé pour l'essentiel d'éléments bourgeois souhaitant en finir avec la monarchie. De ce point de vue, l'épisode de la Commune accentue la scission entre les républicains modérés et les franges les plus radicales. Autrement dit, cet événement a un impact stabilisateur dans la mesure où les républicains ont de fait le réflexe de se recentrer vers une conception moins sociale de la République. [...]
[...] Expliquer l'oeuvre scolaire des républicains. L'objectif premier des républicains dans les années 1870 est d'instaurer un système susceptible de soutenir le régime républicain sur le long terme. Or l'école constitue un vecteur essentiel de transformation sociale, de sorte que les lois scolaires répondent essentiellement à deux objectifs : d'une part, étendre l'assise sociale de l'école en incluant des classes sociales qui n'y ont pas ou peu accès ; d'autre part, dans une moindre mesure, allonger la durée de la scolarisation moyenne des enfants. [...]
[...] La durée du mandat de 9 ans, voulu essentiellement par Thiers, convenait aux plus conservateurs des républicains qui estimaient ainsi qu'une restauration monarchique restait possible. Le 20 novembre 1873, La loi du septennat fixe donc à 7 ans la durée du mandat exercé par Mac-Mahon. En 1879, la Parlement siégea à nouveau à Paris, montrant ainsi que la crise de la Commune était achevée. Enfin, plusieurs décisions symboliques permirent d'achever la républicanisation des institutions, notamment la réouverture du Panthéon, défendue par des figures telles que Victor Hugo qui y voyait la possibilité d'ébaucher une forme de récit républicain animé de symboles forts. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture