Côte d'Ivoire, colonialisme, empire français, travail forcé, souveraineté, ressources naturelles, populations allogènes, indigènes, hégémonie coloniale, géopolitique, asservissement, démographie, fracture sociale, élites locales, résistance, répression, réfugiés de Côte-d'Ivoire, Afrique
Le document sur lequel nous travaillons date du 10 juin 1917. Il serait fortuit de commencer une analyse du sujet sans une mise en contexte puisque, comme tout fait politique, il prend place dans le temps. Et ce temps est marqué par l'essoufflement causé par une guerre qui dure depuis maintenant 3 ans, et qui altère les rapports entre les différents acteurs. Parmi eux, c'est la France qui, dans ce texte, est pointée du doigt.
[...] Un contrôle qui venant de l'extérieur qui passe dans un premier temps par un contrat qui est ensuite bafouer et permet un contrôle dans un premier temps des ressources humaines et matérielles, puis de disposer d'une force de travail conséquente. Enfin et c'est là un des éléments les plus marginal du texte, c'est qu'il s'agit d'un texte qui 40 ans avant l'heure embrassent une dimension anti-colonisatrice. Le texte prend la forme d'un plaidoyer en faveur de la condition colonial. Et dans ce sens il met en place un argumentaire contre l'occupation européenne qui est considérée comme illégitime. Mais on voit également que ce texte pose aux autorité anglaise la lourde responsabilité d'accueillir en plein milieu d'une guerre des réfugiés fuyant le territoire français. [...]
[...] Et le gouvernement colonial a pu mettre en place une économie d'asservissement pérenne dans le temps. D. Enfin, contrôler la force de travail Mais il manque une dernière caractéristique au bon fonctionnement de cette économie, il s'agit de la mise en place d'un système d'asservissement qui concerne plus seulement les ressources naturelles, mais également la force de travail. Ainsi le gouvernement colonial organise un système de travail forcé « Nous travaillons par force pour le Gouvernement, sur les routes, dans les rivières et partout sans être payés ni même nourris, mais nous sommes durement frappés par les hommes de police et emprisonnés sans jugement. » qui ressemble fortement à de l'esclavage pourtant prohibé depuis 1848. [...]
[...] Mais il est également question de leur conditions de vie inégale, à l'image des disparités de l'espérance de vie entre les colons et les peuples allogènes, qui témoigne d'une véritable fracture sociale au sein des colonies. On peut se demander comment ce texte qui atteste des rapports de force entre les populations allogènes dominées et les colons dominants, déploie les prémices d'une contestation grandissante à l'égard d'un état français qui prit dans un conflit paraît de plus en plus inhumain et de plus en plus éloigné ? Dans un premier temps, il est important de d'analyser la nature du document, il s'agit d'une pétition fondé sur le désir collectif des réfugiés de la Côte d'ivoire. Ici et il me paraît très important de relever que cette pétition est davantage une demande d'asile temporaire qu'une réclamation, étant donné la nature de la demande « Nous venons donc demander à votre Excellence de vouloir bien permettre que nous recevions encore l'hospitalité de nos frères Apolloniens ». Une question subsidiaire se pose, quelles raisons ont poussé cette ethnie qui est installé depuis longtemps à fuir vers la Ghana voisine ? II. Quel est le schéma des processus d'asservissement colonisateur ? A. [...]
[...] Pour s'installer les colons ont passé des traités avec les les chefs des populations allogènes « au nom de la France avec laquelle nos grands Rois d'autrefois se sont alliés engageant leurs descendants dans ces contrats essentiels. » Cet accord tacite est nécessaire à l'implantation d'un système colonial. L'intermédiaire d'approbation par les élites est nécessaire à la mise en place d'un contrat entre l'état et les sujets des souverains. B. Ensuite, accéder aux ressources Une fois l'implantation exogène mise en place, l'aval de ces élites n'est plus nécessaire et peut être considéré comme une gène à la souveraineté de l'état colonial. [...]
[...] Et pourtant une des premières sources constitutives de ce conflit est la dispute de la mainmise sur l'Afrique est ses richesses. I. La différences de vie entre les colons et les peuples allogènes (peuples allogènes = habitants natifs) Ce document prend donc place dans un contexte géopolitique tendu, où des puissances, mêmes alliés, cherche à bâtons rompus une certain hégémonie coloniale. Enfin et il s'agit là du point le plus important de notre introduction, il faut rendre compte des conditions de vie des populations natives. [...]
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