La destruction de l'hérésie par la piété et le zèle de Louis-le-Grand, Gérard Jollain, Louis XIV, édit de Fontainebleau, édit de Nantes, hérésie, clergé catholique, absolutisme, révocation, Henri IV, calvinistes, protestants, Contre-Réforme, foi, loi, roi, source iconographique, document iconographique, almanach de 1686, atelier À la ville de Cologne, clergé, monarchie parlementaire, apport documentaire, estampe
Il s'agit d'une estampe, une image imprimée sur papier à partir d'une gravure, pour illustrer une page d'almanach de 1686. Elle s'intitule « La destruction de l'hérésie par la piété et le zèle de Louis le Grand et les soins de nos seigneurs du Clergé de France ». Elle a été produite par un anonyme de l'atelier dit « À la ville de Cologne », rue Saint-Jacques à Paris et tenue par Gérard Jollain, éditeur et marchand d'estampes. On ne sait rien du commanditaire.
[...] Le tout est entouré de cartouches avec des informations ou des légendes. Une dimension juridique L'édit de Fontainebleau apparaît au centre du premier cadre, reconnaissable aux sceaux royaux et au mot « edits » en majuscules. Le texte est tenu par le chancelier Le Tellier qui incarne la justice du roi car il peut sceller les actes royaux et les rendre légaux. Il occupe donc une place importante comme en témoigne son pied sur la marche du trône. Les cartouches en haut de l'estampe mentionnent les mots « sectateurs », secte hérétique », « conversion ». [...]
[...] Le titre de l'estampe « l'hérésie démasquée par la vérité » suggère une hérésie terrassée par le catholicisme ou par des allégories des vertus du roi. L'estampe insiste sur la volonté du roi (partie supérieure) et sur sa justification (partie inférieure). En revanche, on ne sait rien des moyens entrepris ni du résultat, et la réalité n'est ici pas représentée : on ignore tout des avanies infligées à la communauté calviniste française. Les mesures prises par le roi sont simplement évoquées dans deux petites cartouches : « l'abjuration des peuples » et « la démolition des temples » sont transformées en moments apaisés et pacifiés. [...]
[...] Ces images répondent à l'adage « une foi, une loi, un roi », l'affirmation du pouvoir royal et le triomphe de l'absolutisme. Dans la cartouche en haut et au centre, le roi est désigné comme « Louis le grand » en majuscules pour montrer qu'il est le personnage le plus important. Dans la cartouche en haut à gauche, est inscrit : « ( . ) un troupeau sous un même pasteur ». C'est une comparaison au Christ : le roi est comme le berger qui doit ramener et protéger ses brebis égarées. [...]
[...] Le clergé catholique soutient en effet la décision de Louis XIV qui ne peut remettre en cause directement l'édit de Nantes, édifié par Henri IV qui était très populaire, mais qui peut la légitimer par des références religieuses. Réactions des réformés français Les réformés découvrent le vrai visage de l'Hérésie qui est laid comparé à celui de la Vérité. Un personnage à gauche tente même de cacher le spectacle de sa main aux autres tandis qu'un homme à ses pieds regarde au contraire avec intérêt avec son monocle. [...]
[...] La destruction de l'hérésie par la piété et le zèle de Louis-le-Grand - Gérard Jollain (1685) - Modèles politiques : la monarchie parlementaire en Angleterre Il s'agit d'une estampe, une image imprimée sur papier à partir d'une gravure, pour illustrer une page d'almanach de 1686. Elle s'intitule « La destruction de l'hérésie par la piété et le zèle de Louis le Grand et les soins de nos seigneurs du Clergé de France ». Elle a été produite par un anonyme de l'atelier dit « À la ville de Cologne », rue Saint-Jacques à Paris et tenue par Gérard Jollain, éditeur et marchand d'estampes. [...]
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