Man Ray, Larmes, photographie surréaliste, Cosmecil Arlette-Bernard, beauté, normes esthétiques, féminité, maquillage, mode, presse féminine, surréalisme, photographie de mode, danseuse de French cancan, années 1950, publicité, photographie, contexte économique, contexte social
Dans le cadre d'un cours de Photographie en école de communication, le document analyse une photo de mode publicitaire des années 1950.
Larmes est une épreuve de 1932 portraiturant la danseuse, Lydie. Ce tirage en noir et blanc d'un négatif gélatino-argentique sur support souple était une publicité promouvant la tenue du mascara Cosmecil Arlette-Bernard.
[...] La lumière venue d'en haut accentue le basculement immatériel, dominant le sujet féminin. Comparativement à l'original, l'image a été renversée. L'alignement des yeux passe d'une position horizontale, statique, à la diagonale, déséquilibrant la composition. La mise en scène du regard est telle qu'il nous échappe, indéchiffrable, mêlant tristesse, soumission, érotisme, extase. La narration est avortée au profit d'une esthétique de l'artificialité. Le modèle devient une figure onirique aux cils tentaculaires métamorphosés en insectes inquiétants, subvertissant les normes esthétiques. Habituellement, Man Ray révise le cadrage lors du développement. [...]
[...] Larmes - Man Ray (1932) - Analyse d'une photo de mode publicitaire des années 1950 Man Ray est une figure surréaliste majeure, dont les photographies conceptuelles et oniriques redéfinissent la beauté. À Paris, il saisit l'effervescence post-guerre, marquée par l'émancipation des femmes et la montée des mondanités. Après 1930, il influence l'évolution de la presse féminine, axée sur la beauté et l'émergence de normes esthétiques nouvelles, explorant son art tout en satisfaisant aux impératifs commerciaux en mode et publicité. Larmes est une épreuve de 1932 portraiturant la danseuse, Lydie. [...]
[...] Man Ray souligne ainsi l'artificialité tant de la tristesse que de la beauté du modèle. Postérieurement, il recadre un menant à terme ce processus. Man Ray compose une illustration frappante désindividualisant les femmes autant que le milieu cosmétique l'intimait. La marque profite de la fascination du photographe pour la sophistication du maquillage pour remplir ses objectifs. Le succès de l'?uvre réside dans sa composition, interpelante, nous cloisonnant dans une intimité intrusive. L'image se distingue efficacement des annonces conventionnelles contemporaines et répond aux préoccupations matérielles des consommatrices. [...]
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