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Dans son ouvrage Le Ménon, Platon expose sa théorie de la réminiscence, qui peut être résumée ainsi : savoir, c'est se souvenir. Ainsi, la connaissance ne s'acquerrait pas au moyen d'une longue et fastidieuse accumulation de savoirs divers ; au contraire, elle sommeillerait en chacun et n'aurait besoin que d'un petit coup de pouce afin d'être révélée.
Cette théorie nous amène à nous poser une question fondamentale : existe-t-il une vérité universelle ? Si c'est le cas, est-il possible d'y accéder, et par quels moyens ?
La thèse de Socrate qui nous intéresse pour ce devoir semble non seulement affirmer qu'une telle vérité existe, mais aussi qu'elle est accessible.
[...] Comment Socrate cherche-t-il à fonder une forme de vérité qui dépasse le relativisme défendu par les sophistes ? Les méthodes socratiques : La rationalité Le dialogue La maïeutique Position personnelle Dans son ouvrage Le Ménon, Platon expose sa théorie de la réminiscence, qui peut être résumée ainsi : savoir, c'est se souvenir. Ainsi, la connaissance ne s'acquerrait pas au moyen d'une longue et fastidieuse accumulation de savoirs divers ; au contraire, elle sommeillerait en chacun et n'aurait besoin que d'un petit coup de pouce afin d'être révélée. [...]
[...] Ainsi, selon cette doctrine, les connaissances n'existent qu'en rapport avec d'autres ; elles n'ont rien d'absolu et ne sauraient être liées à une vérité universelle. Est-ce que cela signifie donc que tout est vrai, ou bien au contraire que rien ne l'est ? Comme nous allons le voir, les deux affirmations sont valides. Car ce qui caractérise avant tout les sophistes, c'est une grande maîtrise de l'art oratoire. Puisque rien n'est vrai, tout peut l'être. Dès lors, la question n'est plus de savoir ce qui est vrai, mais comment convaincre quelqu'un. C'est l'art de la rhétorique. [...]
[...] Socrate, allant consulter l'oracle de Delphes, se voit affirmer qu'il est l'homme le plus sage d'Athènes. Dubitatif, il s'en va interroger différentes personnes avant de se rendre compte de l'évidence : s'il est l'homme le plus sage d'Athènes, c'est justement parce qu'il admet ne pas tout savoir, au contraire des autres. Cette ignorance est impossible à combler : il existe toujours quelque chose que l'on ignore. Il est en revanche possible de tendre vers la vérité, par deux moyens principaux. Le premier est le dialogue. [...]
[...] Socrate ne se limite d'ailleurs pas à une simple critique du relativisme, il propose bel et bien de le remplacer. C'est avant tout l'avidité des sophistes qui dérange profondément le philosophe. Pour Socrate, le savoir philosophique n'a pas à être monnayé. On peut supposer que cette opinion trouve son origine dans sa propre enfance, lorsque, issu d'une famille pauvre, il n'avait les moyens ni de voyager ni de se payer les leçons d'un sophiste (duquel il assistait tout de même aux sessions gratuites). [...]
[...] La vérité existe, et elle se trouve dans l'âme, qui est immortelle et possède donc tous les savoirs qui existent. Socrate appelle maïeutique la pratique d'« accouchement des âmes », qui vise à faire surgir dans l'esprit certains faits. Il apparaît donc que la vision de Socrate est l'opposé du scepticisme exacerbé des sophistes, puisqu'il se conforte dans l'idée qu'il existe des vérités immuables. Je trouve personnellement l'apport philosophique des deux camps extrêmement importants, mais ne saurais pour autant adhérer totalement à l'une de ces deux visions. [...]
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