Littérature française, Balzac, Le Père Goriot, analyse psychologique, société française, famille, amour paternel, décomposition morale, égoïsme, ambition, amour, sentiments, métaphore
Le texte s'ouvre sur un moment de déclin : le Père Goriot est à la fin de sa vie. Cette agonie touche non seulement ses fonctions vitales, mais aussi la place qu'il occupait parmi les autres figures paternelles.
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Chaque trahison ou condition malheureuse infligée par ses filles, le retire du tumulte social et fait émerger en lui une zone de silence, une forme de laconisme, de mutisme pénible, traduisant à la fois la souffrance paternelle et les remontrances intérieures qui le tourmentent.
[...] Ses filles l'abandonnent, révélant la rupture des valeurs familiales au XIX? siècle. Le roman représente à la fois la décadence de la famille et la corruption morale et la déchéance affective liées à une société matérialiste. Le Père Goriot est une figure sacrificielle, un père aveuglé par un amour excessif et non réciproque. L'échec de Goriot se révèle à travers les conséquences d'une éducation trop indulgente, qui a fait de ses filles des femmes profiteuses. Trop gâtées, grandies dans les soins et l'affection. [...]
[...] Cette image reflète aussi la sensibilité de Goriot dont la douleur se heurte à la dureté de ses propres enfants. L'hyperbole « j'avais trop d'amour pour elles » pousse à l'excès la description des sentiments de Goriot : l'adverbe « trop » souligne l'immensité de son affection, presque débordante. Ce sentiment viscéral montre à quel point son amour était enraciné. L'emploi du passé suggère l'évolution de ses sentiments : son c?ur et son esprit ont subi un changement. Ce temps verbal indique peut-être aussi la fin d'un amour unilatéral, comme si Goriot prenait enfin conscience du caractère destructeur de sa dévotion. [...]
[...] Cette comparaison incarne le caractère factice de ces sentiments: il savait qu'ils profitaient de sa fortune. Toutefois, cette illusion lui permettait de savourer quelques instants d'affection. La périphrase « le père aux écus » symbolise que tout le monde voyait en lui un homme riche, capable de mener une vie opime. Mais ils ignorent que, pour profiter de ces instants chaleureux auprès de ses filles, il devait se dépouiller de ses biens afin de les satisfaire. Balzac dépeint une scène profondément réaliste et esquisse le portrait de personnages attachés à l'argent. [...]
[...] La nostalgie l'envahit, la douce mélancolie des souvenirs, mais aussi le fiel de la séparation, avant que le destin ne lui rende ses filles, le sevrant alors de la douceur des retrouvailles . Critique psychologique: Chaque trahison ou condition malheureuse infligée par ses filles, le retire du tumulte social et fait émerger en lui une zone de silence, une forme de laconisme, de mustisme pénible, traduisant à la fois la souffrance paternelle et les remontrances intérieures qui le tourmentent . [...]
[...] Conclusion: Balzac montre dans cet extrait la souffrance du Père Goriot et sa profonde déception, due à l'éducation défaillante qu'il a donnée à ses filles. Celles-ci ont abuseé de sa fortune grâce à leur sournoiserie et leur dissimulation. L'histoire du Père Goriot révèle un mal enraciné dans la société touchant particulièrement l'éducation familiale au XIX? siècle. «Le Père Goriot» a été publié après les premiers volets de «La Femme de trente ans». L'analyse de ces deux ouvres s'attelle à présenter l'échec social, éducatif et matériel de cette société. [...]
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