Science-fiction, progrès techno-scientifique, savant fou, mégalomanie, ubris scientifique, concurrence homme-machine, androïde, cauchemar, futur, progrès, anéantissement de l'humanité, savoir, Robur-le-Conquérant, Eve future, Günther Anders, obsolescence de l'homme, science contre humanité, destruction, perfection des machines, âme humaine, complexité, culpabilité, invention, découverte aéronautique, pouvoir, machine intelligente, homme augmenté, femme idéale, science ambivalente, châtiment, suicide, modernité scientifique, progrès technique, régression humaine, figure moderne du diable, ingénieur, Lord Ewald, Robert Louis Stevenson, L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mister Hyde
Au tournant XIX-XXe siècle, les inquiétudes suscitées par les progrès techno-scientifiques nourrissent une littérature de science-fiction pessimiste, voire cauchemardesque.
[...] L'expérience débouche sur la transformation provisoire du docteur Jekyll en une créature bestiale et diabolique : Mr Hyde, incarnation physique du mal contenu dans l'âme du docteur Jekyll qui permet à celui-ci de faire tout le mal dont il a envie sans la moindre culpabilité. Mais bientôt le docteur Jekyll ne parvient plus à maîtriser le processus, et Mr Hyde qui ne surgissait que lorsque le docteur ingurgitait la potion, se met à surgir spontanément? Le héros à double facette finit par se suicider pour échapper à l'horreur de la situation. [...]
[...] L'impact des progrès techno-scientifiques sur la science-fiction Exposé sur la science-fiction 1. Au tournant XIX-XXème siècle, les inquiétudes suscitées par les progrès techno-scientifiques nourrissent une littérature de science-fiction pessimiste, voire cauchemardesque. Au tournant du XIXème siècle et du XXème siècle, et de façon croissante tout au long du XXème siècle, les horreurs guerrières, écologiques, humaines? rendues possibles par la modernité scientifique modifient la vision du futur offerte par la SF : bien loin de faire progresser l'humanité, les progrès techno-scientifiques pourraient la faire régresser, voire l'anéantir. [...]
[...] Dans L'Eve future (1886), Villiers de L'Isle-Adam utilise pour la première fois le terme d'androïde avec son sens actuel de machine ayant apparence humaine. Il désigne par ce terme la femme artificielle parfaite mise au point par un ingénieur pour satisfaire un homme très raffiné, Lord Ewald. En effet celui-ci est tombé amoureux d'une très belle femme dont il trouve pourtant l'esprit très insuffisant. Son ami ingénieur lui propose de donner à son androïde l'apparence de la femme qu'il aime tout en lui façonnant un esprit supérieur : il fabrique ainsi une femme idéale, augmentée avec laquelle aucune humaine réelle ne peut rivaliser. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture