La princesse de Clèves, Madame de La Fayette, roman, classicisme, passion, raison, religion, fidélité, devoir, morale humaine, roman historique, La Rochefoucauld, Blaise Pascal, tragédie, La Bruyère, introspection, réflexion philosophique, contexte social, personnages romanesques
La princesse de Clèves est le roman le plus connu de Madame de La Fayette. Il présente la particularité d'être à la fois un roman psychologique et un roman historique.
Nous nous demanderons si la phrase « Les passions peuvent me conduire, mais elles ne sauraient m'aveugler » prononcée par le personnage éponyme à un moment du roman peut éclairer notre lecture de cette oeuvre.
Nous nous appliquerons à réfléchir à cette citation en étudiant la manière dont les passions peuvent s'illustrer dans ce roman et s'opposer parfois à la raison et au devoir.
[...] La Princesse de Clèves - Madame de La Fayette (1678) - Dans quelle mesure la phrase « Les passions peuvent me conduire, mais elles ne sauraient m'aveugler » prononcée le personnage de la princesse peut-elle éclairer notre lecture de cette ?uvre ? La princesse de Clèves est le roman le plus connu de Madame de La Fayette. Il présente la particularité d'être à la fois un roman psychologique et un roman historique. Le roman se passe à la cour de Valois et même si les personnages sont complètement fictifs, ils peuvent rappeler des personnes ayant vraiment existé. [...]
[...] C'est un véritable combat intérieur qui nous est décrit tout au long du roman avec une grande finesse qui fait de ce roman un chef d'?uvre de la littérature française qui inspirera des générations et des générations. On peut ainsi citer le roman Adolphe de Benjamin Constant comme se situant dans la même lignée du roman dit de roman d'analyse. La princesse de Clèves, même si elle semble parfois emportée par la passion qui implique une certaine passivité de qui en est l'objet. [...]
[...] En effet, elle communique avec Nemours, elle ne s'oppose pas farouchement à lui. Lorsque pendant un tournoi, Monsieur de Nemours est blessé, elle en est fort préoccupée et ne s'occupe que de lui. Cependant, malgré la profonde attirance que ressent la princesse de Clèves envers Monsieur de Nemours, elle y résiste toujours, elle fait donc passer la raison avant la passion, c'est pourquoi nous pouvons comprendre la phrase qu'elle prononcer et qu'il nous est demandé d'étudier : « les passions peuvent me conduire, mais elles ne sauraient m'aveugler ». [...]
[...] Mais toujours la raison sera plus forte, la morale religieuse qui l'oblige à être fidèle à son mari et la lucidité également sur le caractère volage de Monsieur de Nemours qui lui laisse supposer que Monsieur de Nemours la rendrait de toute façon forcément malheureuse, car il lui serait infidèle, il ne pourra aller contre sa nature qui l'oriente de manière résolue vers l'inconstance amoureuse. Nous voyons donc bien comment la phrase citée éclaire notre lecture du roman. En effet, la princesse de Clèves se laisse emporter par le tourbillon de la passion, qui est si fulgurant qu'elle ne peut y résister mais en dernier ressort elle peut la combattre pour garder les yeux ouverts et donc ne pas être « aveugle » sur le devoir qu'elle doit à son mari et sur la véritable nature de Monsieur de Nemours, sorte de don juan, séducteur impénitent. [...]
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