Les Misérables, Fantine, Cosette, Thénardier, mère, enfant, aubergistes, misère, travail, esclavage, maltraitance, pauvreté, société, vertu, sacrifice, amour maternel, retrouvailles, enfance malheureuse, Victor Hugo
"Si cette mère fût revenue à Montfermeil au bout de ces trois années, elle n'eût point reconnu son enfant."
Fantine vient visiter les Thénardiers à l'improviste. Cette écriture d'invention propose alors une scène de retrouvailles avec Cosette.
[...] Les Misérables, Tome livre IV, chapitre III - Victor Hugo (1862) - Fantine retrouve Cosette « Si cette mère fût revenue à Montfermeil au bout de ces trois années, elle n'eût point reconnu son enfant » Fantine vient visiter les Thénardiers à l'improviste. Imaginez les retrouvailles avec Cosette. consignes : - Rédigez le récit à la 3e personne - Faites le portrait de la petite fille pour montrer combien elle a changé - Imaginez le dialogue entre la mère et l'enfant puis entre Fantine et les Thénardier. [...]
[...] Vous vous prenez pour des individus respectables, mais vous n'êtes que des individus abominables. Je reprends ma fille et je lui offrirais un bien meilleur destin - Allez au diable, vous et votre Cosette Vous finirez à la rue toutes les deux et vous ne serez plus jamais les bienvenues. Alors Fantine prit Cosette par la main et elles fuirent toutes les deux cet enfer. Fantine avait le sentiment de prendre sa vie en main et elle se sentait prête à faire tous ses efforts pour offrir le meilleur pour sa fille. [...]
[...] Les Thénardier sont-ils gentils avec toi ? - Je suis très fatigué maman, on me fait beaucoup travailler ici et tu me manques beaucoup - Que fais-tu avec ce seau dans les mains et toute tremblante - On me force à aller chercher de l'eau dans le puits et par n'importe quel temps, qu'il pleuve, qu'il fasse très froid, parfois mes mains sont toutes rouges et je ne les sens plus. Et si je ne travaille pas bien, ils me frappent. [...]
[...] Vous savez qu'elle nous coûte cher votre enfant et elle n'est pas bien gaillarde en plus de cela. Regardez là, elle est toute maigrelette, elle s'écroule au moindre effort. - Je sais tout sur la manière dont vous la traitez. Lui donnez-vous à manger au moins ? - Elle n'a point d'appétit. Nous avons beau lui donner une bonne assiette constituée des restes, elle le dédaigne avec cet air toujours triste qui nous rabaisserait le moral de toute une troupe - Vous devriez bien comprendre que je lui manque. [...]
[...] La jeune fille eut peine elle aussi à reconnaître sa mère que sa triste vie avait changé aussi. C'était comme deux misères qui se rencontraient, deux êtres qui se vouaient le plus beau, le plus absolu des sortes d'amour, celle entre une mère et son enfant, et que l'existence avait tragiquement séparés : - Ne me reconnais-tu pas ma chère Cosette ? Que fais-tu là toute seule ? - Maman Un sourire illumina soudainement le visage de la petite fille, comme une éclaircie dans la brume. - Que t'arrive-t-il mon enfant ? [...]
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