Le Maître et son Émissaire, Iain McGilchrist, cognition, psychiatrie, neurobiologie, système cérébral, raison, sagesse, existence
Dans le chapitre qui s'intitule : « Le Singe, le Porc-épic et le Lieutenant russe, ou comment ne pas comprendre la cognition humaine », issu du livre Le Maitre et son émissaire, Iain McGilchrist, l'auteur, prend à rebours les attendus du lecteur. Dans ce texte, il nous semble répondre à son chapitre-programme : comment ne pas comprendre la cognition humaine ?
[...] Il souhaite soutenir l'idée que nous ne sommes pas au monde seulement dans un rapport de calcul, de manipulation, mais aussi de « présence ». Cependant, cette présence n'a que peu affaire avec une certaine « spiritualité », une élévation au-delà des réalités que l'on prête pourtant bien souvent à cet hémisphère. L'hémisphère droit est celui de la présence au monde dans son plus total dépouillement. C'est l'hémisphère de réalité non telle que l'on veut la transformer, mais telle qu'elle est. L'auteur renverse donc le solide équilibre in-questionné entre hémisphère droit et hémisphère gauche en estimant que nos intuitions qui proviennent d'une expérience non-travaillée, sont issues de l'hémisphère droit, là où l'hémisphère gauche s'occuper de les articuler dans un raisonnement. [...]
[...] La logique est dénuée de sens si elle ne peut s'appuyer sur nos intuitions sensibles, venue de l'expérience. Le monde lui-même perd son sens, son assise sensible. L'hémisphère gauche, nous dit l'auteur, n'est absolument pas celui de la réalité objective. C'est au contraire l'hémisphère des modélisations, il s'appuie sur la façon dont on se représente, dont on nomme la réalité, et tend ainsi à fonctionner « à vide ». Si le monde est ainsi vidé de son sens, nous dit l'auteur, c'est que nous tendons à survaloriser les capacités de l'hémisphère gauche. [...]
[...] Le Maître et son Émissaire, "Le Singe, le Porc-épic et le Lieutenant russe ou comment ne pas comprendre la cognition humaine" - Iain McGilchrist Dans le chapitre qui s'intitule : « Le Singe, le Porc-épic et le Lieutenant russe, ou comment ne pas comprendre la cognition humaine » issu du livre Le Maitre et son émissaire, Iain McGilchrist, l'auteur, prend à rebours les attendus du lecteur. Dans ce texte il nous semble répondre à son chapitre-programme : comment ne pas comprendre la cognition humaine. [...]
[...] Pour qu'une partition fasse sens il est nécessaire de pouvoir espérer entendre la mélodie en entier. Notre monde nous paraît absurde, parce que nous n'arrivons pas à intégrer les chaînes d'évidences à un tout qui fasse sens et qui soit notre appréhension globale du monde - en relation avec notre environnement. Il apparaît alors que plus nous manipulons le monde, moins nous parvenons à trouver un sens à ce que nous entreprenons. Nous ne devrions donc pas opposer ainsi un hémisphère à l'autre ; il ne s'agit pas de convaincre et vaincre l'hémisphère gauche mais de considérer que, seul, celui-ci ne fait pas de l'homme un être plus « sage » ou rationnel. [...]
[...] Ainsi, celui-ci pourfend une position dite « fataliste » envers l'existence humaine. Ceux qui estimeraient que nous pouvons encore trouver un sens à notre monde seraient bercés d'illusions. Ce dit-constat est renversé au profit d'une autre position - la sienne. Ce sont les contempteurs de ces belles illusions qui s'appuient sur une illusion dont on peut dire qu'elle vient de la manière dont s'est développée une partie de notre cerveau au détriment d'une autre. Il va donc chercher par son propos, dont il ne cache pas l'aspect rationnel - de montrer en quoi il n'est pas « logiquement irrésistible » de souscrire à cette thèse dite fataliste. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture