Culture et religions, christianisme, Empire romain, Orient, Évangile, paganisme, bassin méditerranéen
Consigne :
Au IIe siècle, dans sa lettre à l'empereur Marc Aurèle, Méliton de Sardes définit l'Empire romain comme le « cadre providentiel pour la prédication de l'Évangile ». Qu'en pensez-vous ?
[...] Enfin, celle du centurion Corneille fut également racontée. Ainsi, les textes racontaient comment tous les continents et les peuples avaient été au contact du christianisme, dès sa création. De fait, le premier siècle vit la conversion de peuples proche-orientaux, largement grâce à Paul qui s'intéressa à la diaspora juive. Après avoir converti la ville d'Antioche, il établit un grand nombre de communautés autour de la mer Égée avec lesquelles il entretint une importante correspondance, très fertile sur le plan doctrinal. [...]
[...] Les premiers cultes eurent lieu de façon cachée, dans des maisons individuelles, puisque le christianisme n'était pas toléré dans l'empire romain. Certaines villae ont ainsi été centrales dans la pratique chrétienne et ont vu leur rayonnement s'accroître jusqu'au IVème siècle et la création massive d'églises publiques. Pourtant, dès le milieu du IIIème siècle, des bâtiments avaient été dédiés, comme la domus de Doura Europos, dédiée secrètement au culte chrétien. Toutefois, la diffusion du christianisme autour du bassin méditerranéen entraina de grandes difficultés pour unifier le dogme et les pratiques religieuses. [...]
[...] Les dogmes religieux, très différents de ceux du paganisme, ont profondément renouvelé la vision de la religion autour du bassin méditerranéen. Un homme à la base du christianisme : Jésus, juif né à Nazareth. Un texte sacré commun avec les Juifs : la Bible. Une parole nouvelle : le Nouveau Testament, constituant l'intégralité de la connaissance religieuse, avec la tradition religieuse. De fait, si le théologien et évêque du IIème siècle Méliton de Sardes pensait que l'empire romain était le « cadre providentiel pour la prédication de l'Évangile », le christianisme a également eu un rôle politique, culturel et intellectuel très fort. [...]
[...] Malgré le retour de païens au pouvoir, comme Julien l'Apostat, la christianisation de l'empire était bel et bien lancée. b. L'établissement des structures religieuses chrétiennes Dans ce contexte de tolérance religieuse, la diffusion et la structuration religieuse a pu se renforcer. Des évêques, prêtres et diacres mais aussi des moines composaient le corps religieux. Un système pyramidal fut mis en place avec à sa tête les évêques, puis les prêtres, puis les diacres. Concernant les évêques, celui de Rome n'avait pas de prérogatives particulières jusqu'au VIème siècle et tous les évêques géraient de façon autonome leur diocèse, sans contrôle au-dessus d'eux jusqu'en 381 où des primats furent désignés pour chapeauter une région. [...]
[...] Concernant la dogmatique, au contact de peuples aux coutumes spécifiques, le christianisme évolua largement. La croyance fut très différente d'une région à une autre. Alors que Dieu était originellement considéré comme trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit), ils étaient réunis sous une seule nature. Or, au contact des plusieurs peuples ou dans certaines régions, cette vision était remise en cause, notamment par les monophysites. Pour lutter contre ce phénomène, plusieurs grands auteurs et théologiens chrétiens ont entretenu une production théologique et épistolaire importante, afin de dégager des dogmes et des croyances précises. [...]
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