École inclusive, inclusion scolaire, PAP Plan d'Accompagnement Personnalisé, éducation, handicap, SEGPA Section d'Enseignement Général et Professionnel Adapté, CLIS Classe pour l'Inclusion Scolaire, PAI Projet d'Accueil Individualisé, ULIS Unité Localisée d'Inclusion Scolaire, difficulté scolaire, système scolaire, personnes handicapées, MDPH Maison Départementale pour les Personnes Handicapées, CDAPH Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées, cohésion sociale, trouble d'apprentissage
La question du handicap à l'école est d'actualité dans notre pays. L'inclusion scolaire des personnes en situation de handicap est un droit ratifié dans l'article 24 de la Convention des Nations Unies.
(...)
Le système scolaire actuel ambitionne l'amélioration de la prise en charge des enfants présentant des difficultés scolaires liées à des handicaps ou des troubles des apprentissages. Il vise à répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant. Inclure signifie favoriser une certaine cohésion sociale, sans discriminer.
[...] Au sein de l'Éducation nationale, les élèves en situation de handicap en réfèrent à la MDPH7 pour des accompagnements spécifiques selon leurs besoins. La MDPH et le C.D.A.P.H8 vont évaluer ces besoins avec la famille, l'école et mettre en place des aménagements spécifiques. Une évaluation des besoins est faite pendant le parcours scolaire de l'enfant. Par la suite on met en place un P.P.S, c'est-à-dire un parcours personnalisé scolaire définit selon les besoins de la famille et de l'élève. Un enseignant référent spécialisé s'occupe de rassembler l'équipe de suivi de scolarisation pour élaborer une veille de ce projet d'inclusion scolaire. [...]
[...] L'école reste quand même assez normative et il est difficile pour les enseignants de faire une pédagogie différenciée. Pour Bonvin et son équipe, il faut un lien entre recherche et pratique pour réfléchir à des actions efficaces sur le terrain, afin « de proposer des voies de solution qui évitent à la fois les écueils de l'universalisme (transposition de pratiques d'un contexte à l'autre sans adaptation) et ceux de l'épuisement des acteurs du terrain »9. L'école inclusive doit encore évoluer et permettre une meilleure prise en charge de chacun dans son individualité. [...]
[...] On va donc se centrer sur les mesures scolaires mises en place pour favoriser la socialisation et l'apprentissage des enfants en situation de handicap. Bien que cette idée reste séduisante, l'application de cette circulaire de l'école inclusive sur le terrain ne s'avère pas aussi simple. Pour les enseignants, premiers concernés, il s'agit d'appliquer une pédagogie différenciée selon le profil des élèves ce qui n'est pas une mince affaire dans des classes souvent surchargées. II. Les dispositifs dits d'inclusion scolaire en France En France le nombre d'enfants ayant des besoins spécifiques au niveau scolaire a augmenté depuis la loi de 2005 sur le handicap : de 16% en 2000 à 33% en 2009.6 Tremblay demande de nuancer ces chiffres car chaque pays a sa façon de catégoriser le handicap. [...]
[...] Selon l'UNESCO (2006) « il s'agit donc d'une approche collective et dynamique de résolution de problèmes visant à répondre positivement à la diversité des élèves et à exploiter ces différences comme une ressource susceptible de contribuer à l'apprentissage. »4 Cette vision de l'inclusion renforce l'idée de l'acceptation des différences et ne cherche pas à rendre tous les élèves identiques. Il ne s'agit onc pas d'être dans une école compétitive, mais pour ces chercheurs plutôt d'une école basée sur » le dépassement de soi et la mobilisation individuelle et collective »5. Bien que souvent qualifiée d'utopiste, cette démarche d'école inclusive permet de sortir de l'idée de performance et s'attache à souligner le potentiel présent chez les élèves, en situation de handicap ou pas. Selon Tremblay dans son livre « Inclusion scolaire : Dispositifs et pratiques pédagogiques », l'inclusion est une politique scolaire et de société. [...]
[...] C'est la MDPH qui décide de la nécessité d'un aidant et du temps accordé à cette personnes pour aider l'élève. Enfin, il existe des dispositifs au sein de l'école primaire qui sont, à part des classes dites « normales » comme les C.L.I.S (classes pour l'inclusion scolaire) ou U.L.I.S (Unités localisées d'inclusion scolaire) où sont regroupés des élèves ayant les mêmes types de difficultés (troubles cognitifs, mentaux, moteurs, etc.) et qui ne peuvent intégrer totalement le système scolaire. Ils ont tous des P.P.S et l'enseignants ont des formations spécialisées. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture