Bien-être, marché de l'avocat, hyperconsommation, Production agricole, commerce alimentaire, consommation responsable, culture de l'avocat, ressources hydrauliques, capacités de production, matières premières, exportations, régime végétarien, régime végétalien, Nutrition et Santé, écologie, enjeux environnementaux, enjeux économiques, main d'oeuvre, enjeux sociaux, conditions de travail
L'avocat est un produit périssable qui entre dans la composition de nombreux plats de la cuisine moderne. Sa popularisation est devenue d'autant plus importante depuis ces dernières années à la suite du succès, notamment, d'ouvrages vantant sa consommation comme un produit phare du bien-être et de la santé.
Ces phénomènes ont ainsi amené à une augmentation importante de la production d'avocat pour tenter de répondre à la demande sans pour autant que cela ne soit suffisant pour limiter une hausse importante du coût de cette matière première.
Par ailleurs, le caractère périssable de ce produit en complique la logistique, notamment en ce qui concerne son exportation dans les pays consommateurs, à savoir essentiellement les États-Unis et l'Europe.
[...] Outre les problématiques liées à la consommation d'eau et à la déforestation, il convient d'ajouter le bilan carbone nécessairement peu flatteur d'une production très éloignée de ces centres de consommations générant par là de très forts consommations énergétiques, renforcées par la nécessité de maintenir le produit à des températures faibles pour le transport mais aussi à l'usage du processus de soufflage à l'éthylène pour le murissement des fruits7. Ainsi, il est important d'envisager une transition vers des modes de productions plus soutenables, potentiellement en permettant le développement de sites de production plus proches des lieux de consommations pour mieux répondre à la demande sans pour autant détruire les sources de revenus des agriculteurs des pays les moins développés. [...]
[...] Les vicissitudes de la culture de l'avocat, des enjeux sociaux au enjeux écologiques : une production et une consommation irresponsable ? La production d'avocat au niveau mondial, bien que présentant une rentabilité à court terme particulièrement alléchante, n'est cependant pas exempte de problèmes. En effet, il apparaît que cette culture pose des enjeux importants tant sur le plan social que sur le plan environnemental qui poussent même aujourd'hui certains à le qualifier « d'or maudit » A. Une production largement réalisée sur des territoires échappant au contrôle étatique La production de l'avocat souffre, sur le plan social et sociétal de plusieurs problématiques majeures liées à l'immixtion dans la production de groupes illégaux i. [...]
[...] C'est une variété particulièrement utilisée par les industriels pour les préparations (dips) qui constituent une part non négligeable de l'utilisation de l'avocat - La Fuerte : fruit en forme de poire dont la peau est plus fine et dont la chaire est tendre - La Lula : la variété la plus cultivée dans les Antilles, elle est peu grasse. - La Pinkerton : au noyau petit, à la chair crémeuse et à la peau granuleuse. La production mondiale d'avocat est essentiellement concentrée sur les pays d'Amériques latine et particulièrement le Mexique. La production mondiale était en 2017 d'environ 6 millions de tonnes d'avocat principalement exportée par le Mexique et le Pérou. Ainsi, le Mexique représente aujourd'hui près du tiers des exportations et de la production mondiale d'avocats, essentiellement dans la région du Michoacan. [...]
[...] Le marché de l'avocat Table des matières Introduction I. Un marché en très forte croissance, porté par une élévation de la production des pays exportateurs et une forte progression de la consommation dans les pays développés A. Une élévation notable des niveaux de production d'avocat au cours de la dernière décennie qui nécessite le développement de stratégies visant à favoriser les exportations B. Le développement concomitant dans les pays développés pour ce produit et ses dérivés i. Le développement de régimes alimentaires différents a favorisé l'emploi d'avocat dans la consommation des pays développés ii. [...]
[...] Ainsi, le salaire minimum dans le secteur agricole au Mexique est de 102,68 peso mexicain (environ par jour. Cependant, et nonobstant ces réglementations, l'absence de présence étatique rend ces salaires difficiles à réclamer de la part des ouvriers agricoles qui travaillent souvent pour des sommes plus proches des 70 à 80 pesos mexicains par jour Enfin, il est important de noter que si la réglementation du travail n'est pas pleinement appliquée, cette situation suppose des conditions de travail dégradées pour les ouvriers agricoles travaillant dans le secteur et notamment en termes d'heures travaillées par jour et de couverture contre les accidents du travail. [...]
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