Europe sociale, crise économique, solvabilité, protection sociale, Normes sociales et environnementales, mondialisation, Chômage, politiques, réduction de la pauvreté, politiques nationales
Le concept d'Europe sociale reste difficile à appréhender. Nous pourrions le définir de manière stricte par l'ensemble des politiques publiques entreprises au niveau de l'Union européenne dans le domaine social (emploi, travail, chômage, égalité homme-femme, santé...), mais la réalité est en fait beaucoup plus complexe. En effet, selon les traités successifs, la gestion des questions sociales relève toujours majoritairement de la souveraineté des États membres. La politique sociale européenne n'est donc pas le reflet des politiques sociales définies au niveau national. Par conséquent, le concept souffre aujourd'hui d'un manque de définition officielle malgré son usage fréquent au niveau européen.
Si l'on prend en considération l'Europe sociale comme étant l'ensemble des politiques sociales de l'UE, on s'aperçoit que celle-ci a subi de plein fouet les effets de la récente crise économique et de la dette publique. Mise à mal par les politiques d'austérité, délaissée au profit de l'économique, l'Europe sociale est aujourd'hui fortement remise en question par les néolibéraux pour son incapacité à répondre aux défis contemporains. Cela justifie-t-il pour autant que l'Europe sociale doit être abandonnée ? Ou bien, faut-il au contraire la faire progresser ?
[...] Les avantages qu'elle engendre seraient donc aussi importants que ses coûts. Le même constat peut être observé au sujet des retraites. Leur prise en charge par des systèmes privés serait source d'insécurité, de pauvreté et d'inégalités. La crise de 2008 a d'ailleurs permis de mettre à jour les risques de la retraite par capitalisation. En effet, la rentabilité des retraites par capitalisation s'est montrée plus faible et plus volatile, notamment en raison de sa dépendance vis-à-vis des marchés financiers6. En outre, ce type de système est source d'inégalités et engendrerait à plus ou moins long terme une augmentation de la pauvreté chez les personnes âgées en touchant en priorité les catégories de la population les moins aisées (les femmes et les travailleurs peu qualifiés). [...]
[...] Outre une révision des instruments utilisés, l'UE doit également opérer un changement de stratégie et opter pour une protection sociale dynamique, préventive et proactive. Parmi les mesures envisageables, nous pourrions évoquer la nécessité d'enrayer l'actuelle spirale du dumping fiscal et social en harmonisant les fiscalités européennes et en instaurant des droits sociaux minimaux au niveau de l'UE. Ces droits minimaux devraient concerner en priorité des domaines tels que la couverture médicale universelle, la retraite et la dépendance des personnes âgées. [...]
[...] La politique sociale européenne n'est donc pas le reflet des politiques sociales définies au niveau national2. Par conséquent, le concept souffre aujourd'hui d'un manque de définition officielle malgré son usage fréquent au niveau européen. Si l'on prend en considération l'Europe sociale comme étant l'ensemble des politiques sociales de l'UE, on s'aperçoit que celle-ci a subi de plein fouet les effets de la récente crise économique et de la dette publique. Mise à mal par les politiques d'austérité, délaissée au profit de l'économique, l'Europe sociale est aujourd'hui fortement remise en question par les néolibéraux pour son incapacité à répondre aux défis contemporains. Cela justifie-t-il pour autant que l'Europe sociale doit être abandonnée ? Ou bien, faut-il au contraire la faire progresser ? Pour tenter de répondre à cette problématique, nous étudierons dans une première partie les arguments qui peuvent laisser penser que l'Europe sociale est actuellement dans une impasse. [...]
[...] Les politiques d'austérité ainsi que les réformes structurelles demandées par Bruxelles ont fait emprunter à l'UE le chemin d'une Europe libérale et ont contribué à creuser les disparités entre les pays membres sans permettre à la zone euro de sortir de la crise économique. De ce fait, nous pensons que mettre un terme à l'Europe sociale serait préjudiciable au projet européen. Malgré les dysfonctionnements constatés, l'Europe sociale demeure une nécessité. L'Europe sociale, une nécessité, qui doit être repensée Les problèmes actuellement rencontrés par l'Europe sociale, justifient-ils pour autant que nous devons y mettre un terme ? L'Europe sociale, sous sa forme actuelle, est certes arrivée à la fin d'un cycle mais elle demeure néanmoins l'un des piliers du projet européen. [...]
[...] Si la pauvreté des personnes âgées a fortement baissé, celle touchant certaines catégories d'actifs (familles monoparentales, immigrés, travailleurs peu qualifiés . ) s'est quant à elle développée. La situation est bien évidemment à nuancer car elle varie selon les pays membres. Les pays scandinaves s'en sortent globalement mieux que leurs confrères européens (entre 8 et 10% de taux de pauvreté) quand les pays de l'Europe du Sud et de l'Est avoisinent les 20%. La pauvreté au travail n'épargne en revanche aucun pays et touche désormais des travailleurs européens. Dans certains pays de l'UE, l'efficacité redistributive se retrouve fortement limitée. [...]
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