Clovis, roi des Francs, Avit, Église catholique, Église gallo-romaine, baptême, pouvoir romain, princepts chrétien, Empire byzantin, Empire romain, culture gallo-romaine, christianisme, conversion, unicité de l'Etat, colonisation, coutume, arianisme
Dans sa lettre datant des années 496-497 (Ve siècle), Avit s'adresse au roi franc salien Clovis, venant à être baptisé par l'évêque Rémi de Reims. L'auteur, Avit, est un poète et évêque de Vienne, issu de l'aristocratie gallo-romaine. [...]
L'instabilité règne à l'époque où les colons font leur arrivée suite aux armées barbares. Le christianisme gallo-romain est alors vu comme le meilleur facteur d'apaisement et d'unité d'une population plongée dans une profonde division.
[...] L'avènement d'un héritier du pouvoir romain fait que « l'Occident, grâce à vous (Clovis), brille d'un éclat propre ». Par ces propos, une comparaison est faite avec l'Orient. Avit laisse entendre dans sa lettre qu'après la chute de Rome mais avant l'avènement de Clovis en tant qu'héritier, l'Occident vivait dans l'ombre de l'Orient. La puissance de l'Occident est ressuscitée parce qu'étant simplement en sommeil, par le baptême de Clovis. Avit décrit ainsi une « lumière non nouvelle ». Une forme de renaissance à l'image christique, par la référence à la nativité et au Seigneur, peut être relevée. [...]
[...] 496) - En quoi le baptême d'un roi puissant appelé à gouverner sur l'ensemble de l'empire romain d'occident favorise-t-il une certaine unité ? Dans sa lettre datant des années 496-497 (Ve siècle), Avit s'adresse au roi franc salien Clovis, venant à être baptisé par l'évêque Remi de Reims. L'auteur, Avit est un poète, évêque de Vienne, issu de l'aristocratie gallo-romaine. Surtout, il est un conseiller influent de l'entourage du roi Gondebaud, adversaire farouche de l'hérésie arianiste. Clovis quant à lui, est un roi franc puissant et expérimenté, notamment au travers des multiples conquêtes victorieuses, qui accepte avec ses guerriers, un baptême collectif. [...]
[...] Un constat se pose alors : le baptême d'un roi puissant appelé à gouverner sur l'ensemble de l'empire romain d'occident favorise une certaine unité. Peu de temps après, Clovis est reconnu en roi chrétien, comme un héritier du monde romain occidental pendant que l'empereur byzantin Anastase Ier règne en Orient. Dès lors, la question de la portée politique du baptême de Clovis peut être posée. Le baptême de Clovis est l'occasion de voir en ce dernier un fédérateur au service d'une société divisée mais surtout comme le nouveau princepts chrétien en Occident (II). [...]
[...] Un héritage soutenu par l'Église gallo-romaine Par le baptême, Avit relève que Clovis consacre son « âme à Dieu, vie à (ses) contemporains, gloire à (ses) descendants ». Le baptême est perçu comme une forme de contrat signé entre l'Église gallo-romaine d'une part, et Clovis, roi des Francs, d'autre part. La référence aux descendants laisse croire que la conservation du trône est favorisée bien que la tradition gallo-germanique n'est pas dynastique. Une alliance implicite est faite. De son côté, Clovis prépare déjà une bataille contre les wisigoths et songe assoir de plus en plus son autorité. [...]
[...] L'homme et ses vices se traduisent au travers des lois barbares et la vengeance privée qu'on appelle la faida. Cependant, le relevé de l'ancienneté de ces pratiques relève d'excuses qu'il ne serait plus raisonnable d'accepter : « des excuses de ce genre ne peuvent plus être admises ». Ces excuses sont la traduction d'une fragilisation de la stabilité et l'unité de la société. Les gallo-romains conçoivent l'unité au travers du droit davantage que l'intuition des germains. Les rois francs tenaient à leurs anciennes coutumes et rites. [...]
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