Leptis Magna, Proche-Orient, Libye, géostratégie, Cuicul, Djemila, cité méditerranéenne, fonctions romaines, occupation romaine
Cette étude de document vise à commenter un plan du Cuicul du III ème siècle ap. J-C.
Si les guerres puniques ont longtemps cristallisé les déchirements et les velléités impériales existant entre les deux plus grandes puissances antiques de l'époque que sont Rome et Carthage, l'histoire de la ville de Leptis Magna, aujourd'hui patrimoine du Proche-Orient, bâtie par les premiers Phéniciens sur les rives de la Méditerranée, fut le théâtre et le symbole le plus notable des nombreux tumultes historico-politiques, comme de l'importance de la région, actuelle Libye, dans la géostratégie et le développement économique du pays.
[...] Toutefois, l'une d'elle, la Maison aux Stucs fait apparaître par les traces de ses transformations ses enjeux politico-historiques. En effet, on observe que les splendides bains romains ont été supprimés, le caldarium détruit et les égouts agencés selon les besoins et désirs de leurs nouveaux habitants. Cependant, les fragments retrouvés calcinés dans cette demeure ainsi que dans d'autres endroits du cité permettent de supposer qu'il y ait eu un incendie post-occupation romaine. Non mentionné par les écrits, il attesterait cependant de guerre ou conflit lié à la prise de la ville, qu'il s'agisse des invasions vandales ou arabes. [...]
[...] Dans cette zone, la présence de decumani offre un quadrillage régulier, soigné et plaisant, renvoyant aux riches travaux d'aménagement du début du IIIe s. Si la cité se dote ici de larges trottoirs et de colonnades d'abord doriques puis corinthiennes, indiquant la présence de riches batisses distinctives. Des tracés révèlent en outre des réaménagements notamment sur les déclivités, probablement pour éviter l'inconfort des eaux de ruissellement. Le plan met également en évidence l'existence probable d'une vaste schola, lieu d'érudition, de discussions et d'échanges principalement politiques, témoignant de l'indépendance de la cité. [...]
[...] De plus, il est à concevoir les profonds bouleversements possiblement répercutés sur toute la région, d'une cité devenue à la fois fastueuse et indépendante sous l'occupation romaine et toutes les jalousies qu'elle a pu exciter. Démantelée plus qu'occupée, il est possible que la cité de Leptis Magna ait connu un sort peu souhaitable au milieu du IIIe s. Or, Or, comme pour d'autres cités de cette zone, l'Histoire romaine marque un pas très important de son développement et de son enrichissement, à l'égard duquel, aucune autre page de l'Histoire ne soutient la comparaison. [...]
[...] Leptis Magna au IIIe s ap. J-C Si les guerres puniques ont longtemps cristallisé les déchirements et les velléités impériales existant entre les deux plus grandes puissances antiques de l'époque que sont Rome et Carthage, l'histoire de la ville de Leptis Magna, aujourd'hui patrimoine du Proche Orient, bâtie par les premiers Phéniciens sur les rives de la Méditerranée, fut le théâtre et le symbole le plus notable des nombreux tumultes historico-politiques, comme de l'importance de la région, actuelle Lybie, dans la géostratégie et le développement économique du pays. [...]
[...] Les canalisations observées révèlent, en outre, un agencement avancé du système hydraulique, tel que les romains savaient en concevoir, témoignant encore de l'avancement pris par la cité proconsulaire. Ainsi donc la ville de Leptis Magna, en plein essor, se voit répondre dans sa structure comme dans son organisation autant à un souci de grande fonctionnalité que d'apparat, mettant en évidence les différents pôles et organisation sociale de la cité. Ce document fait néanmoins apparaître les différentes transformations historiques du lieu, étayant l'hypothèse d'un enjeu stratégique. Nous l'avons vu, les beaux ensembles laissent deviner leurs importantes fonctions romaines. [...]
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