L'Art de la guerre digitale, Caroline Faillet, stratégie digitale, communication numérique, guerre économique, guerre idéologique, SEO Référencement Naturel, influenceurs, lobbying, réseaux sociaux, marketing digital, communication corporate, disruption, référencement, communautés en ligne, data driven marketing, fake news, empowerment, directeur digital, collectes de données, partenariats stratégiques, uberisation, influence des médias, Wikipédia, astroturfing, bashing, veille numérique, désinformation, Facebook, community management, investissement participatif
Caroline Faillet est une sociologue du Web, spécialiste dans l'élaboration de systèmes d'influence sur le Web. [...]
Avec la vulgarisation d'internet et son évolution exponentielle au cours des trente dernières années, Caroline Faillet a compris l'enjeu que cela représentait pour les entreprises pas toujours familières avec ce nouveau mode de communication.
En comparant le Web à une arme, et son utilisation à la guerre, elle permet de mieux comprendre cet outil et comment en tirer le meilleur parti, en faisant de nombreuses analogies avec la guerre.
Caroline Faillet propose un état des lieux, ainsi qu'un plan de bataille qui pourra, en quelque sorte, servir de manuel d'accompagnement aux organisations qui souhaitent utiliser le Web à leur avantage.
[...] Les actionnaires peuvent aussi être des clients (crowdfunding), les employés également prennent part et s'investissent. Une union naturelle donc, une collaboration entre clients, salariés et actionnaires, qui forment une communauté. De la manière de s'uberiser avant de se faire uberiser - Article VI Il y a comme une guerre froide : sur internet, on constate l'inefficacité de certains grands groupes qui se reposent sur leur statut et leurs moyens financiers, ils ne se remettent pas en question et n'osent pas prendre de risques. [...]
[...] Le vocabulaire choisi par les entreprises est donc très important, c'est à ce moment que le référencement prend naissance. Les sites vitrines (entreprise-centric, opposé aux user-centric) échouent. - Le Web 2.0 : internet prend une dimension participative avec les blogs, c'était d'ailleurs l'objectif des fondateurs d'internet. On parle d'empowerment, l'internaute a un contrepouvoir et un accomplissement de soi. Il y a également une prise de pouvoir de la part des entreprises. Elles perdent le contrôle de leur réputation et doivent faire preuve de transparence. Les entreprises qui veulent s'imposer échouent à cause de leur vision autocentrée. [...]
[...] - Web 3.0 : c'est l'étape de la personnalisation des données : le Web s'adapte aux besoins de l'internaute. Le design et l'expérience de l'utilisateurs prennent plus d'importance qu'auparavant. On voit le développement d'une consommation collaborative, basée sur l'échange et le partage, le consommateur est plus autonome. À ce stade, on peut parler de consommateur augmenté, avec six nouvelles dimensions : prescripteur (il peut donner son avis), média (blogs), producteur (partage ou vente de biens), intermédiaire de services (gestion de relations communautés), fournisseur de données (géolocalisation) et financeur (crowdfunding) De la mobilisation - Article III On observe souvent des échecs dans deux cas : - En cas d'absence d'implication de la direction, lorsqu'il y a un décalage entre les objectifs demandés et la réalité du terrain. [...]
[...] Cela peut être risqué car l'offre est proche de celle de la concurrence, cependant il y a le bénéfice des applications (interactions), - L'effet de surprise : tromper la concurrence. Il est conseillé de commencer modestement, avec des prototypes, et de collecter des données pour pouvoir offrir un service personnalisé. Les 4 facteurs de domination - Article V - Développer la coopération avec une écoute sincère des clients, en apportant une valeur ajoutée (des conseils). Avec les innovateurs radicaux, c'est une conception active du consommateur. - Exploiter la technologie en réalisant des collectes de données (grâce aux cookies), en faisant participer son audience. [...]
[...] L'idée est ensuite de construire une paix durable ; les enjeux économiques sont énormes. Avec une régulation par les ONG, les clients sont rassurés, et cela facilite la gestion de l'après-crise. Comme pour la guerre économique, il y a donc trois niveaux de maturité à la guerre idéologique : - Les entreprises qui utilisent l'arme juridique, poussent les campagnes de communication, et se victimisent en se considérant boucs émissaires, - Celles qui sont conscientes du rôle des réseaux sociaux et font une veille de réputation, - Celles qui anticipent les agressions, ont une discussion engagée et recherchent la confiance. [...]
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