Lire, lecture, distraction, critique, éducation, réflexion, écriture, Diderot, satire, Olympe de Gouges, Zola, évasion, voyage, humour, langue, esthétique
En nommant sa maison d'édition "Lire, c'est partir", Vincent Safrat réaffirme la dimension distrayante de la littérature, la présentant comme un voyage et donc comme une source de plaisir. La littérature n'a-t-elle pour but que de distraire le lecteur ? La négation restrictive permet d'affirmer que la distraction est bien la mission première de la littérature, celle qui concerne le plus grand nombre de lecteurs et qui invite à sortir de son quotidien, comme l'entend l'étymologie du mot "distraire" qui signifie "se détourner". Il serait néanmoins réducteur d'affirmer que le plaisir est le seul but de la lecture. Ainsi, la littérature doit-elle uniquement être perçue comme un moyen de distraction ?
[...] La littérature doit-elle uniquement être perçue comme un moyen de distraction ? En nommant sa maison d'édition "Lire, c'est partir", Vincent Safrat réaffirme la dimension distrayante de la littérature, la présentant comme un voyage et donc comme une source de plaisir. La littérature n'a-t-elle pour but que de distraire le lecteur ? La négation restrictive permet d'affirmer que la distraction est bien la mission première de la littérature, celle qui concerne le plus grand nombre de lecteurs et qui invite à sortir de son quotidien comme l'entend l'étymologie du mot "distraire" qui signifie "se détourner". [...]
[...] Enfin, la littérature peut également être perçue comme une source de distraction car elle plonge parfois le lecteur dans un univers qui lui est inconnu, comme une invitation au voyage. Dans les oeuvres de fantasy ou de science-fiction, l'action se déroule souvent dans un monde différent du nôtre, qu'il faut alors découvrir au même rythme que les personnages et s'approprier. Dans le Seigneur des anneaux, Tolkien nous invite dans un monde très différent, peuplé de créatures naines vivants dans des habitations étonnantes. [...]
[...] Ainsi, des ouvrages comme Défense et illustration de la langue française de Du Bellay voient le jour. Mais c'est véritablement sous la plume de Boileau au XVIIème siècle que l'on peut dire que la littérature se réfléchit sur elle-même puisqu'il écrit son Art poétique - traité sur l'écriture - sous forme versifiée : la littérature est donc bien ici objet d'elle-même. Au-delà de réfléchir à elle-même, la littérature est le moyen de proposer une réflexion sur le beau. En effet, c'est au travers de textes littéraires que les auteurs théorisent le "beau" littéraire. [...]
[...] Enfin, la littérature peut également être utilisée comme un outil d'éducation. Selon Victor Hugo, l'éducation est ce qui fait sortir des ténèbres, c'est pour cela qu'il milite pour que tous les enfants aient la possibilité d'aller à l'école. La littérature joue alors un rôle dans l'éducation puisqu'elle peut apporter de nouvelles connaissances - comme c'est le cas pour l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert - et être un moyen de découvrir le passé. En ce sens, les romans historiques tels que Les Chouans de Balzac permettent d'aborder des connaissances sur les tensions politiques au XIXème siècle. [...]
[...] À travers la satire, on comprend bien que Voltaire fait un éloge de la lecture. Ainsi, plus qu'une simple distraction, la littérature est avant tout un moyen de faire entendre sa voix et de critiquer. Si les auteurs dénoncent et critiquent la société, ils vont parfois plus loin et utilisent alors la littérature comme un appel à la révolte. Dans la Déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne, Olympe de Gouges propose une réécriture de la DDHC afin de faire comprendre aux lecteurs que les femmes ont été les grandes oubliées de la Révolution et elle les invite à se révolter et à manifester en s'affranchissant des « barrières que l'on [leur] oppose" et utilise pour cela de nombreux impératifs dans son postambule. [...]
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