Le Développement de la personne, Carl Rodgers, communication, relation d'aide, psychologie clinique, psychologie cognitive, pédagogie, développement personnel, maturité, énaction, Francisco Varela, cognitivisme, théorie de l'énaction, neurosciences cognitives, intériorité, développement intellectuel, neurobiologie, linguistique, cybernétique, informatique
Carl Rodgers, psychologue américain, fondateur de la troisième voie en psychologie clinique (avec l'approche psychanalytique et cognitivo-comportementale), s'intéresse dans cet ouvrage, aux différentes formes de la communication et tout particulièrement dans ce chapitre 2, aux formes de la relation d'aide (thérapeutiques, pédagogiques), qui vont favoriser une meilleure appréciation des ressources latentes de l'individu.
[...] Ainsi, en appliquant cette dynamique cognitive de l'intériorité, prenant en compte que l'aidant et l'aidé sont interdépendants et s'influencent mutuellement, l'aidant (ou conseiller quel que soit son métier) doit tenir compte que la relation d'aide est une co-construction dynamique, dans laquelle le changement psychologique de l'aidé naît de l'engagement mutuel de l'aidant. C'est cette exploration conjointe des deux parties prenantes, que vont émerger les représentations, les compréhensions ou incompréhensions communes et l'identification des possibilités d'action adaptées à l'aidé par l'aidant. [...]
[...] Ce qui amène ces enfants, à être rebelles, instables, agressifs ou querelleurs. - Réflexions personnelles de Rodgers Dans la seconde partie de l'article, Rodgers se questionne en mettant en avant une approche centrée sur la personne et se demande si le fait d'objectiver la personne aidée, ne limite pas les compétences de l'accompagnant et par effet, les potentialités de l'accompagnement. Il se pose alors plusieurs questions portant notamment sur l'interdépendance de l'aidant et de l'aidé (il y a forcément une dynamique où les deux s'influencent mutuellement) ; sur le jugement que peut avoir l'aidant de l'aidé et incite à une posture empathique ; sur la capacité de l'aidant à se projeter dans l'univers des sentiments et conceptions d'autrui (prendre en compte ses dimensions émotionnelles, cognitives et sociales) ; sur la capacité l'aidé dans sa totalité avec toutes les facettes de sa personne et aussi pour l'aidant d'agir avec assez de sensibilité pour que le comportement de l'aidant ne soit pas perçue comme une menace ; sur la capacité de l'aidant à pouvoir aider l'aidé à se liberté de la crainte d'être jugé par les autres ; et sur la capacité de l'aidant à voir cette personne comme une personne en devenir. [...]
[...] Dans ce chapitre, il tente dès lors de mettre en avant, au c?ur de cette relation, les enjeux liés à l'objectification ou la subjectivation de l'aidant, en s'appuyant sur des travaux scientifiques ainsi que sur ses réflexions personnelles. - Travaux scientifiques majeurs : Il analyse notamment l'étude de Fels Institute menée par Baldwin et ses collègues, s'intéressant aux rapports parents-enfants. L'étude souligne que parmi les différentes attitudes parentales envers les enfants. C'est notamment « l'acceptation démocratique » qui semble le mieux favoriser le développement notamment intellectuel de ceux-ci. Cette acceptation démocratique s'applique en leur montrant des marques d'affection, en les traitant d'égal à égal. [...]
[...] Le Développement de la personne, Les caractéristiques de la relation d'aide - Carl Rodgers (1966) Fiche de lecture Rogers, Carl R. (1966). Le développement de la personne. Les Etudes Philosophiques 21 (4):568-569. Chapitre 2 « Les caractéristiques de la relation d'aide » Carl Rodgers, psychologue américain, fondateur de la troisième voie en psychologie clinique (avec l'approche psychanalytique et cognitivo-comportementale), s'intéresse dans cet ouvrage, aux différentes formes de la communication et tout particulièrement dans ce chapitre aux formes de la relation d'aide (thérapeutiques, pédagogiques), qui vont favoriser une meilleure appréciation des ressources latentes de l'individu. [...]
[...] Le cognitivisme étant : « un courant de la recherche scientifique concernant le domaine des capacités connaitre, agir, parler, qui s'est amorce? au milieu du XXe siècle et se poursuit activement de nos jours. Le cognitivisme utilise et synthétises-en un corpus original des disciplines diverses qui vont de la logique algébrique la neurobiologie en passant par la linguistique et la psychologie ou encore la cybernétique et l'informatique »1. L'énaction de Varela, comprise comme le lien inextricable existant entre le « situant » (l'être) et le « situé » c'est-à-dire son environnement au travers de l'émergence d'une relation concomitante, peut alors rejoindre par certaines dimensions les questionnements de Rodgers, concernant la relation d'aide. [...]
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