DU criminologie, dissociation post-traumatique, expertise criminologie, expertise psychiatrique, expertise psychologique, victimologie, sociologie de la violence, criminalité, stress post-traumatique, sociologie criminelle, action pénale, expertise pénale, expertise médicale, responsabilité pénale, violences sexuelles
L'intérêt de cette recherche émane de l'émergence de nouveaux sujets de la victimologie. De nos jours, la victimologie est une discipline subdivisée en plusieurs catégories, notamment les processus de victimisation, la victimisation différentielle ou encore les conséquences psychologiques et sociologiques de l'acte. Ce dernier aspect occupe une place importante au sein de la discipline, se mêlant principalement à la psychologie. Selon Wemmer et al. (2010), ainsi que pour la communauté de chercheurs, les actes criminels violents engendrent des conséquences profondes sur la santé mentale des individus, l'acte criminel pouvant être qualifié de traumatisant. L'état de stress post-traumatique (ESPT) serait considéré comme le trouble psychiatrique le plus fréquemment associé à de telles expériences traumatiques. Par exemple, dans le cadre de violences conjugales, il est fréquemment observé avec des comorbidités, telles que la dépression ou l'abus de substance (Voyer, Delbreil et Senon, 2014). De plus, les niveaux d'anxiété et de dépression sont significativement plus élevés chez les victimes de violence que chez les blessés dans des accidents de la route par exemple (Wemmer et al., 2010). L'histoire de l'ESPT et les observations actuelles ont mené les spécialistes à différencier l'ESPT survenu dans le cadre d'un événement traumatique du Trouble de stress post-traumatique complexe (TSPTc), lequel est engendré par la victimisation chronique et de longue durée. En effet, de nos jours, la victimisation multiple est devenue une réalité sociale pouvant commencer dès l'enfance et engendrer un développement individuel propice à certaines situations victimisantes futures (Wemmers, 2003). De plus, la recrudescence de certains types de crime peut entraîner les individus à être victimes de plusieurs méfaits tout au long de leur vie. Le TSPTc fait désormais partie des troubles diagnostiqués présents dans la onzième révision de la Classification Internationale des Maladies (CIM) entrée en vigueur en 2022.
Le présent document se présente sous la forme d'une recherche théorique dans le but d'approfondir les connaissances exposées préalablement sur les conséquences du crime. Il a été mis en évidence par l'impact du crime et ses composantes que la victimisation multiple et répétée entraînait chez l'individu la venue d'une symptomatologie reconnue depuis peu de temps.
[...] Code pénal. Article 131-1. Code pénal. Articles 706-3 à 706-15. Code de Procédure Pénale. Loi n°77-5 du 3 janvier 1977. Résolution du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe de 1975. ANNEXES 1. Annexe 1 : Le DSM-V Critères diagnostics du Trouble de stress post-traumatique Source: American Psychiatric Association. (2013). The Diagnostical Manual of Mental Disorders (5th ed.). 2. [...]
[...] Le stress post-traumatique complexe La dernière révision de 2022 de la CIM présente, dans sa sous-partie « troubles spécifiquement associés au stress », un nouveau trouble : le Trouble de stress post-traumatique complexe ou TSPTc. Celui-ci a été ajouté dans l'intention de compléter le TSPT connu depuis les recherches de Shatan, car il a été observé que certains symptômes supplémentaires pouvaient émaner dans le cadre d'une exposition répétée comme pour les crimes et délits présentés dans les parties antérieures. 2.1. [...]
[...] Cette affirmation, tirée du « Commentaire du livre des Délits et des Peines » de 1766 de Voltaire, explique que le régime pénal de l'époque semble avoir été rédigé dans un esprit plus enclin à sanctionner les accusés qu'à protéger les victimes. Elle est d'ailleurs soutenue par des auteurs tels que Calas ou encore Beccaria et l'utilitarisme pénal mentionné précédemment. La victime est alors reléguée à une place secondaire, voire complétement négligeable, dans le système judiciaire passé, surtout en matière de droit pénal. [...]
[...] 461-1 à 462-11) : - Dans ces deux livres du CP, il y est mentionné les crimes graves qui peuvent avoir un grand impact sur la santé mentale des personnes comme les guerres, les atteintes massives, le terrorisme. Pour autant, tous les crimes présentés ne comportent pas un intérêt dans le cadre de cette étude tel que l'espionnage par exemple. Il était nécessaire de présenter les infractions contenues dans le CP avant de mettre en avant la diversité des différentes atteintes qui peuvent survenir et impacter les victimes. 1.3. Présentation de la procédure pénale La figure suivante présente la chronologie du procès pénal : Figure 1 : Schéma du procès pénal Source : La chronologie d'un procès pénal. (n.d.). [...]
[...] Il est important de mentionner que ces enquêtes présentent aussi des limites, tout comme les études gouvernementales, car elles ciblent principalement les populations accessibles. Ce sont ces enquêtes qui ont révolutionné la compréhension scientifique du crime, et les recherches sur le chiffre noir se sont intensifiées face à l'émergence d'une prise de parole mondiale concernant certains types de délits et crime. 1.2. Les victimisations répétitives et/ou chroniques Il est nécessaire d'établir une distinction entre la récidive criminelle et la victimisation répétitive. [...]
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