Théologie, judaïsme, Bible, André Paul, Mer morte, archéologie, manuscrits de Qumra, Nouveau Testament, manuscrits de la Mer Morte
Selon le spécialiste en théologie André Paul, la découverte par un jeune bédouin palestinien en 1947, dans la zone désertique près de la mer Morte, des manuscrits ou rouleaux dits de la mer Morte constitue « la plus grande découverte archéologique du XXe siècle. » (Paul, 2006).
[...] De fait, que nous apprennent les manuscrits de la mer Morte ? Tout d'abord, concernant la linguistique, il faut rappeler que la majorité des écrits et des fragments sont écrits en langue hébraïque, la langue de la Loi juive alors qu'une minorité fut écrite en langue araméenne, la langue vernaculaire durant cette période et quelques uns en langue grecque. Mais ce qui va constituer son intérêt principal, c'est que l'ensemble des écrits trouvés dans les nombreuses grottes du site de Qumrân corrobore les textes qui ont été retrouvés par la suite et qui sont postérieurs à ceux de Qumrân. [...]
[...] Autrement dit, les nombreuses variantes des textes bibliques nous enseignent donc une histoire parallèle qui montre que certains textes n'ont pas été transmis plus largement puisqu'ils pouvaient paraître trop orthodoxe pour le Sanhédrin, voir de remettre en cause les canons officiels de la Bible. De fait, en guise de conclusion à ce propos, nous pouvons affirmer que la production littéraire de cette période antique est beaucoup plus féconde et diversifiée, tant sur le fond que sur la forme. En cela la découverte de Qumrân reste majeure. En effet, ce patrimoine littéraire reste aussi important pour la documentation sur la vie des groupes sociaux durant l'antiquité juive qu'il nous renseigne sur la transmission des textes bibliques et antiques. [...]
[...] Toutefois, il faut ajouter une nuance à ce propos. En effet, il reste que certains documents expriment une forme inédite par rapport aux textes qui étaient connus au moment de la découverte. Par exemple, concernant des commentaires de livres prophétiques, ou des recueils de prières, les fragments parvenus jusqu'à nous montrent révèlent plutôt un monde juif antique beaucoup plus complexe que ce qui était connu jusqu'à alors. En effet, de nombreux textes apocryphes, c'est à dire ne rentrant pas dans les canons de la religion juive mais aussi chrétienne par extension, accompagnent dans une certaine mesure les textes officiels comme le livre d'Isaïe par exemple. [...]
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