Mutisme, enfant, mutisme sélectif, CMV Communication Non Violente, relation de confiance, anxiété, éducateur spécialisé, interaction individualisée, psychologue formateur, communication systémique, stress environnemental, SEA Service d'Éducation et d'Accueil, développement identitaire, accès à l'autonomie, autonomie, pyramide des besoins de Maslow, théorie de l'attachement, développement intellectuel, socialisation, trouble du langage, éducation, DEES Diplôme d'État d'Éducateur Spécialisé, maison relais
Dans le cadre de mon mémoire, j'ai choisi de m'intéresser à la problématique du mutisme sélectif. Pour cela, j'ai suivi une des bénéficiaires au sein de l'institution observée, il s'agit de Jessica, une enfant âgée de six ans, de nationalité française, qui comprend aussi bien le français que le luxembourgeois, qui vit avec ses parents et sa soeur aînée de neuf ans. C'est une petite fille qui fait preuve d'une grande curiosité et qui se montre toujours souriante. Jessica, depuis l'année scolaire dernière, s'est fait une amie en classe, prénommée Iris, avec qui elle partage aussi les activités de la maison relais. Elle participe aux activités sportives uniquement lorsqu'Iris, sa meilleure amie, en fait partie. Jessica aime dessiner, bricoler, jouer avec les poupées.
(...)
Cette situation se déroule dans la cuisine de la maison relais, pendant le temps de collation. Sarah et Laura servent différentes sortes de céréales aux bénéficiaires.
Au moment où il y avait de la place dans la cuisine, Jessica a été appelée par Sarah afin de débuter le goûter des enfants.
Le goûter doit être fini au maximum à 17 heures.
[...] En tout cas, grâce à ce travail de découverte et d'observation, j'ai pu apprécier chaque situation à sa juste valeur telle que je la percevais à la lecture du dossier et en croisant les observations au cours des interactions avec les bénéficiaires. 3.1.3. Observation Dans cette partie, je vais rendre compte de mes premiers moments au sein de l'institution. Ils seront utiles pour comprendre les questionnements qui ont suivi et qui sont l'objet de ce travail. La première journée dans l'institution, qui est une maison relais, je l'ai passée en binôme avec ma collègue Marie. [...]
[...] Par exemple, proposer le repas de midi sous forme de buffet leur permet d'apprendre l'autonomie et des règles de la vie qui leur sont utiles au quotidien. Toutefois, je trouve que nous pourrions encourager l'autonomie aussi pendant le goûter. En donnant l'opportunité de se servir soi-même. Ceci pourrait empêcher un incident, comme dans la situation vécue et décrite plus haut, et ainsi ne pas se retrouver dans une situation de confrontation avec l'enfant. En outre, nous permettons de créer un sentiment d'inclusion en lui permettant de participer activement. [...]
[...] Car l'éducatrice n'avait pas eu d'information concernant son besoin, et l'enfant ne s'est pas senti écouté, ni pris en compte. Jessica n'a pas forcément en tête qu'il n'est pas toujours facile d'interpréter le message qu'elle délivre de manière non verbale et sa frustration découle de ses incompréhensions qui sont surtout des difficultés de communication et si on se réfère à la théorie de Claude SHANNON ce qui ne facilite pas la compréhension du sens de la communication. Ensuite, selon le deuxième axiome de la communication systémique, c'est-à-dire le contenu et la relation. [...]
[...] L'éducatrice peut le voir comme une préférence, un caprice de la part de l'enfant et le vivre inconsciemment comme un rejet de la relation éducative et son rôle de professionnel est alors inconsciemment réinterrogé. Si au stade la situation ici décrite ma relation avec Laura n'est pas assez développée pour affirmer avoir une relation de totale confiance avec celle-ci, le ton de ma voix, donc mon paralangage, a pu ne pas être adaptée envers Laura et qu'elle se soit sentie agressée de ma part ce qui n'était en aucun cas mon intention. [...]
[...] Et ce toujours dans l'objectif de respecter nos objectifs de départ et d'inculquer des valeurs et des outils aux bénéficiaires. Ce travail d'éducateur nécessite de bonnes capacités d'adaptation, d'observation et de créativité pour trouver les solutions adéquates à chaque bénéficiaire. En somme, pour conclure, sur ma pratique professionnelle c'est donc tout naturellement qu'au cours mon expérience enrichissante au sein de la maison relais où j'ai découvert le cas de mutisme sélectif et en abordant cette question, j'ai pu me rendre compte que l'accompagnement d'un bénéficiaire pouvait parfois être inadéquat si on s'ancre dans les préjugés tels que la timidité ou le caprice de l'enfant. [...]
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