Complotisme, Internet, conspirationnisme, désinformation, anti-démocratie, extrémisme, Réseaux sociaux, liberté d'expression, algorithmes de recommandations, EMC Enseignement Moral et Civique
Le document répond à un devoir d'Enseignement moral et civique (EMC) dont l'énoncé est le suivant :
"Après avoir rappelé ce que sont les théories complotistes et conspirationnistes, et comment elles connaissent un succès grandissant grâce à leur diffusion sur les réseaux sociaux, vous expliquerez, dans une réponse argumentée et en rendant compte du débat que suscite cette question, pourquoi vous êtes favorable ou opposé à l'interdiction des sites et des profils conspirationnistes."
[...] Enfin il faut souligner le travail des sites internet de vérification des faits tels que les décodeurs ou libération.fr qui luttent contre la désinformation. Pour conclure, la question de savoir s'il faut interdire les sites et les profils conspirationnistes suscite un débat complexe et passionné. Je suis favorable à l'interdiction de ces sites et de ces profils, mais il est important de prendre des précautions pour éviter les dérives de la censure et pour protéger la liberté d'expression et de pensée. Le phénomène a toujours existé, mais il a pris de l'ampleur avec les réseaux sociaux. [...]
[...] C'est ce qui est sans doute la réponse la plus efficace sur le long terme. REFERENCES ET RESSOURCES Liste d'ouvrages ou de publications d'articles - Alexis Delcambre et Alexandre Piquard, « Facebook, faux ami de la démocratie », Le Monde novembre 2016 - « La fabrique du mensonge/Brexit et micro- ciblage publicitaire », site www.francetvinfo.fr - Rudy Reichstadt « En finir avec les trois idées reçues du complotisme », Nice matin.fr - « Réagir face au complotisme », site Les Valeurs de la République de Réseau Canopé : www.reseau-canope.fr/les-valeurs-de-la-republique/, rubrique Les ressources. [...]
[...] Nous devons donc agir sur le problème et je vais maintenant vous exposer mes arguments en faveur à l'interdiction des sites et profils conspirationnistes. Premièrement, autoriser ces sites, suscite un risque pour la santé publique. En effet, ces sites ne font pas confiance aux experts ou aux scientifiques. Ils sont tenus par des personnes qui ne connaissent pas les sujets dont ils parlent. Ils entretiennent la défiance envers la science et la connaissance. Par exemple la théorie conspirationniste selon laquelle les vaccins seraient dangereux et qu'ils seraient utilisés pour contrôler la population a conduit certaines personnes à refuser de se faire vacciner, contribuant ainsi à la propagation de maladies dangereuses telles que la Covid 19. [...]
[...] Ces sites diffusent des informations qui ne sont jamais sourcées et justifiées. Contrairement aux journalistes qui eux doivent justifier leurs informations. Et malheureusement ces théories ont connu un grand succès ces dernières années, notamment grâce aux réseaux sociaux, qui permettent une diffusion massive, et une possibilité de partager ou d'amplifier les idées. C'est notamment le cas pour les jeunes. En effet 73% des 18/24 ans s'informent avec les réseaux sociaux. Ces sites accusés de véhiculer discours de haine, fausses informations et théories du complot représentent donc un risque, pour ceux qui utilisent, les réseaux sociaux pour s'informer. [...]
[...] En effet, ils entretiennent un sentiment de défiance des électeurs envers le pouvoir politique. Ils favorisent les positions les plus extrémistes, parfois des positions racistes ou xénophobes et encouragent les individus à voter pour des partis anti-démocratiques. Ils peuvent donc entraîner un risque de radicalisation, ou de défiance envers l'état. Puis, les motivations de ceux qui fabriquent ces fausses informations, peuvent influencer l'opinion, changer le cours d'une élection, comme le montre une série de six documentaires « La Fabrique du mensonge » de France info. [...]
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